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Au coeur du Fouta Djalon, épisode 7

Publié le par fouta-decouverte

Vous avez envie de pénétrer au coeur du Fouta, de rencontrer ses habitants et de partager un peu de leur quotidien, d'échanger. Vous aimez marcher, grimper, vous baigner, observer la nature, vous aimez prendre le temps de profiter de chaque instant.

Un petit détour par Aïnguel s'impose !

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Les échelles de Lélouma, lien entre deux mondes

Publié le par fouta-decouverte

Un site chargé d'Histoire, hautement symbolique, mais également un lieu à couper le souffle, ou les jambes; c'est selon ...

Construites au 19ème siècle, ces échelles relient toujours les villages des "nobles" des plateaux aux villages de leurs "captifs des plaines". Et même si la réalité de l'esclavage n'est plus, les mentalités évoluent doucement ....

Le reportage ci-dessous (voir lien), même s'il date un peu, permet de mieux comprendre ce que représentent les échelles à la fois dans la vie quotidienne des habitants, mais aussi dans leur symbolique si particulière.

Physiquement, les échelles sont situées à quelques kilomètres de Lélouma, à proximité du village de Djinkan, accessible en voiture. Il faut encore 30 à 45 min pour accéder au sommet de la faille, où sont adossées les échelles.

Ces dernières sont faites de perches en bambous reliées entre elles par des lianes qui forment les marches. Posées à même la roche, leur verticalité est impressionante ! Le dénivelé d'environ 80 mètres contribue grandement à cette impression.

C'est d'autant plus impressionnant un jour de marché à lélouma, car alors les femmes "d'en bas" escaladent ces échelles avec une incroyable dextérité et des chargements à faire frémir, pour aller vendre leur production.

Les échelles de Lélouma, lien entre deux mondes

Des seaux, des paniers ou encore des bassines remplis de marchandises en équilibre sur la tête, parfois un bébé dans le dos, les tongs à la main, le pagne relevé pour grimper plus facilement, elles arrivent toutes au sommet de la faille avec bonne humeur et surtout impatientes de rejoindre le marché, situé à plusieurs de kilomètres de là.

Elles pensent déjà au retour et à la descente, qu'il faut éviter de faire de nuit. Quel courage !

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"Randonner" le Fouta : à pied mais aussi à vélo !

Publié le par fouta-decouverte

Le Fouta Djalon, une région à "randonner" : à pied bien sûr (voir articles précédemment publiés), mais aussi à vélo ou plus précisément à VTT !

L'expérience de Sylvain et Judith donne un petit aperçu de ce que peut être une rando VTT dans cette contrée. Au cours de leur tour du Sénégal en Août 2015, ils ont fait une petite incursion au Nord du Fouta Djalon pour contourner le parc du Niokolo-Koba délimitant la frontière avec le Sénégal.

Entrés par la route au niveau de Koundara, ils sont ressortis de Guinée en traversant la rivière Mityi au delà du village d'Ourak.

48 heures à peine ! L'occasion malgré tout pour eux, de découvrir la beauté de cette région, de rencontrer des populations accueillantes dans une zone peu visitée par les "touristes", de se confronter à des situations surprenantes, inattendues, de vivre une aventure simple et vraie.

Quelques extraits du récit de leur passage en Guinée :

"Randonner" le Fouta : à pied mais aussi à vélo !

"Nous avons été agréablement surpris par la curiosité des gens et l'absence de sollicitations "toubab, cadeau" courantes au Sénégal."

" Après 2 petites heures de balade à vélo depuis Koundara, nous sommes arrivés à Youkounkoun mardi midi, jour de marché, assez bien garni. Le village est réduit à peau de chagrin sans lui !"

"On a ensuite bifurqué au Nord sur une piste de sable plutôt single track (pas faite pour les voitures, mais ok pour les 2 roues) à travers les villages de Ouyane, Ifane et nuit à Ourak dans une case gentiment et gratuitement mise à disposition par le chef de village. Quelques noix de colas ou légumes du marché sont bien appréciés en guise de remerciement et sont surtout plus adaptés que le déversement d'argent ou cadeaux que, de toute manière, nous n'avions pas. "

"Randonner" le Fouta : à pied mais aussi à vélo !

"On a enfin rejoint la rivière frontalière Mityi ou Mitiou par une piste sableuse dans la brousse (très agréable en vélo) pour traverser sur un radeau de fortune (bidons et natte de roseau) géré par une famille sénégalaise : le père à la billeterie, les enfants à la barre ou plutôt à la corde, tendue entre les berges pour garder le cap.

Il n'y a aucun poste frontière ici, le dernier contrôle de police était à Youkounkoun et le 1er côté sénégalais, au village d'Oubadji... Et encore c'est parce qu’on s'est arrêté les voir..."

"Randonner" le Fouta : à pied mais aussi à vélo !

Si vous souhaitez plus d'infos sur l'obtention du visa pour la Guinée, le passage de la frontière, sur les possibilités de rando à pied, à vélo au Fouta, n'hésitez pas à me contacter sur mon adresse mail : foutadecouverte@yahoo.fr.

Je me ferai un plaisir de répondre au mieux à vos questions.

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Au coeur du Fouta Djalon, épisode 6.

Publié le par fouta-decouverte

Moins connu que d'autres sites des environs proches, le mont Maci vaut pourtant le détour notamment dans le cadre d'une rando sur plusieurs jours. Il est possible de monter sur le sommet du mont pour une vue à 360° mais également d'en faire le tour pour découvrir les "géants pétrifiés" qui le gardent ou encore se baigner dans les cours d'eau et cascades aux environs proches.

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Tourisme au Fouta : et après ?

Publié le par fouta-decouverte

Hier je demandais à mon ami Diouma, guide de rando, qui vit à Sébhory (à proximité de Dalaba en plein coeur du Fouta), si il voyait de nouveau quelques touristes.

Sa réponse, non dénuée d'humour, donne une bonne idée de la situation actuelle.

Il m'a répondu : " les seuls blancs que l'on voit actuellement au Fouta, ce sont les albinos ! "

Malheureusement l'épidémie d'Ebola, qui a débuté fin 2013, n'a laissé aucune chance aux acteurs du tourisme au Fouta et partout dans le pays. Le secteur est totalement sinistré.

Aujourd'hui, l'espoir de tous réside dans les progrès enregistrés dans le combat contre Ebola. Souhaitons qu'ils aboutissent rapidement à son éradication et que la saison touristique 2015 - 2016 soit le début d'un renouveau.

Je veux y croire. Nous voulons y croire.

Mais nous n'y arriverons pas seuls.

Aujourd'hui, grâce aux réseaux sociaux et à leur effet démultiplicateur, nous avons un outil puissant et en plus gratuit.

Alors, si vous voulez nous aider à donner/redonner une image positive, attractive du Fouta et de la Guinée plus globalement, quelques clics peuvent être un premier pas :

Partager avec au moins 5 personnes (ne connaissant pas ou peu le Fouta, la Guinée) l'adresse de ce blog et/ou les adresses d'autres sites et blogs sur ce pays, que j'ai mis en lien dans ce blog. Celles qui vous semblent les plus pertinentes

Partager avec au moins 5 personnes (ne connaissant pas ou peu le Fouta, la Guinée) les adresses de pages Facebook telles que "Guinée Tourisme", "Guinée Conakry", "l'unité guinéenne 224", "ville de Dalaba", "Foutadecouverte".....

A vos "clics"et merci de votre soutien.

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Au coeur du Fouta Djalon, épisode 5

Publié le par fouta-decouverte

Découvrez, en quelques images, DALABA, Préfecture au coeur du massif du Fouta Djalon.

Ici bat le coeur du Fouta !

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Le jardin Auguste Chevalier

Publié le par fouta-decouverte

Allée dans le jardin

Allée dans le jardin

Herboriste d'origine normande (né à DOMFRONT en 1873), Monsieur Chevalier eut une grande expérience de l'Afrique au cours de sa longue vie (1873 - 1956) et a ainsi laissé sa trace dans de nombreux pays, dont la Guinée et plus particulièrement à Dalaba.

Sa découverte de l'Afrique fut tout à fait involontaire mais semble avoir été une révélation pour ce jeune botaniste. En 1899, à l'âge de 26 ans, Monsieur Chevalier est désigné d'office pour accompagner une expédition militaire dans la boucle du Niger au Soudan pour une étude de la flore, des plantes à caoutchouc et du coton.

Après 16 mois de découvertes, les missions vont se succéder : Afrique Centrale française (1902-1904), Côte d'Ivoire et Gabon (1906-1913) avec un détour par la Guinée pour créer en 1907 un jardin expérimental qui deviendra "le Jardin A. Chevalier".

Octave Caille, qui accompagnait Chevalier lors de sa prospection dans le Fouta-Djalon, en commença l'installation vraisemblablement en 1908, grâce notamment à l'appui du gouverneur général Merlaud - Ponty.

Le choix du site pour ce jardin d'essai ne fut pas le résultat du hasard, comme le précise très clairement le texte ci-dessous :

Le jardin Auguste Chevalier
Le jardin Auguste Chevalier
Le jardin Auguste Chevalier

A partir de cette période sont alors réceptionnées puis plantées au Jardin de Dalaba, des graines et des plantes vivantes provenant du Muséum et des collectes réalisées par Chevalier au cours de ses voyages en AOF, AEF, …

Ainsi sont introduites dans cette partie de la Guinée, les principales espèces et variétés de caféïers, des arbres à quinquina, des girofliers et cannelliers, de grands bambous du genre Gigantochloa, même des pêchers et pommiers, de pins du Langbian, ainsi que de nombreux arbres fruitiers tropicaux.

Concernant plus particulièrement les pins (Pins d’Indochine), il semble qu’ils aient été introduits à partir de 1914 sous forme de semis. Voir le texte de A Chevalier ci-dessous : 

Le jardin Auguste Chevalier

Avec la guerre de 1914, malheureusement, le coup de grâce est porté au Jardin de Dalaba. Octave Caille est mobilisé et Chevalier se voit dans l'obligation de confier la garde de l'établissement au gouvernement de la Guinée.

Après guerre, le constat est amer :

Le jardin Auguste Chevalier
Le jardin Auguste Chevalier

Quelques années plus tard, en 1930, lorsque Chevalier revisitera le site, il déclarera : « Quelques unes des plantes que nous avons introduites, à grand peine, subsistent encore, mais le plus grand nombre ont disparu, et du grand effort qui avait été dépensé, il reste hélas peu de choses ! »

Concernant la période allant de la deuxième guerre mondiale à la fin de la 1ère République, les informations sont difficiles à trouver (lecteur : si vous en avez je suis intéressé !)

En 1958, le jardin a été rebaptisé "Jardin Barry Gassimou", à la mémoire d'un martyr de la Révolution.

Mais, dans les années 80, il a repris son nom d'origine (en tout cas, rares sont les personnes qui utilisent cette dernière dénomination).

Aujourd'hui en 2015, le jardin existe toujours et il est préservé en l'état.

On peut donc y voir les pins les plus anciens du Fouta mais aussi de vieux caféïers, théïers, canneliers, bambous de Chine, eucalyptus. Malheureusement, l'arbre du voyageur que l'on pouvait admirer dans le jardin a disparu depuis quelques années.

Une pépinière a été créée dans ce jardin; on y trouve essentiellement de jeunes plants de pins.

Au-delà du marigot (passer la digue en béton), les ruines d'anciennes cases rondes sont les témoins des festivités organisées au temps de feu le Président Sékou Touré.

Le site est très agréable pour des promenades pédestres le long de grandes allées bordées d'arbres. Idéal pour le pique-nique et la sieste.

L'occasion de passer un bon moment entre "Histoire et Géographie".

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Au coeur du Fouta Djalon, épisode 4.

Publié le par fouta-decouverte

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Au coeur du Fouta Djalon, épisode 3.

Publié le par fouta-decouverte

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Au coeur du Fouta Djalon, épisode 2.

Publié le par fouta-decouverte

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