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Nature du Fouta Djalon

Publié le par fouta-decouverte

 

 

                                Capture

 

Curieux animal ?!?

 

Mais non ce n'est pas un animal !

 

A ouais, et alors qu'est ce que c'est ? Ca se mange ???

 

Peut-être bien !

 

Ce qui est sûr, c'est que c'est assez surprenant à voir !

 

 

Alors qui sait ?

 

 

Traduction de bourouré : la brousse

 

Le mot poular du jour : fello

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Déchets ! Aïe Aïe Aïe !

Publié le par fouta-decouverte

Il parait que  l'ampleur des déchets que produit une collectivité peut être un bon indicateur de son évolution ou non vers une société dite de consommation !

 

La société guinéenne serait donc en train de glisser vers ce modèle, en tout cas si l'on en juge par l'accroissement des déchets qu'elle produit et disperse à tout-va.

Mais est-ce un accroissement ou le fait que collectivement comme individuellement, la sensibilité et la sensibilisation au problème est en perdition ?

 

Le constat en tout état de cause est alarmant. En quelques années, les décharges à ciel ouvert, les amoncellements de détritus se sont "développés".

Même dans des zones rurales du Fouta Djalon, peu densément peuplées, on observe le même phénomène.

 

La nature n'avait pas vraiment besoin de cela. Déjà mise à rude épreuve par l'usage quelque peu anarchique de ses ressources, la dispersion des sacs plastiques, "pochons" et autres déchets de toute sorte, ... ne fait qu'altérer un peu plus son état !

 

Il faut réagir !! Réagissons ! Réagissez ! Aujourd'hui ! Demain ce sera trop tard !

 

La Nature est un bien collectif qu'il faut préserver tous ensemble.

 

Toute initiative allant dans le sens de la préservation de ce bien commun, doit être soutenue. Chacun peut faire quelque chose à son niveau.

 

Des intiatives, comme celle de l'association Aldet à Dalaba sur l'assainissement, méritent d'être mises en avant et démultipliées partout !

 

Pour le Fouta, pour que tous et chacun puissent être fiers d'assurer la préservation de cette magnifique région, mobilisons nous !

 

 

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Fruits de brousse au Fouta Djalon

Publié le par fouta-decouverte

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La brousse au Fouta Djalon est pleine de ressources. Les fruits sont aussi divers que variés avec des goûts et textures quelque fois improbables.

Mais mieux vaut être avec quelqu'un qui connait pour éviter les mauvaises surprises !

 

Qui saura me dire le nom des fruits ci dessus ? 

(Internet pourrait aider ceux qui n'ont jamais été au Fouta ?!)

 

Traduction de Djurdhé : chute (d'eau)

Mot du jour : bourourê

 

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Marché des sens au coeur du Fouta !

Publié le par fouta-decouverte

Quelques voix perçues de loin en loin qui se transforment peu à peu en brouhaha, quelques pagnes colorés croisés sur le chemin qui se mêlent les uns aux autres pour former un tableau haut en couleur, telles sont nos premières sensations à l'approche d'un petit marché de brousse installé au milieu de nulle part. 

En fait ce marché semble à la croisée de chemins, pas vraiment à proximité d'un village, mais suffisamment proches pour attirer commerçants, clients et autres chalands.

Marché des sens au coeur du Fouta !

L'effet est saisissant : après avoir marché plusieurs kilomètres dans la brousse sans rencontrer âme qui vive, nous nous retrouvons soudain au milieu d'un rassemblement multicolore et bruyant qui se concentre autour d'étals et autres abris de fortunes où sont installés vendeurs et surtout vendeuses. Et quand je dis "se concentre", ce n'est pas qu'une image ! Les femmes sont les unes contre les autres avec leur marchandise étalée devant elle : on ne sait pas toujours très bien qui vend quoi. De très jeunes enfants les accompagnent souvent : tel accroché avec un pagne dans le dos de sa mère, tel autre allongé comme il peut sur un pagne.

Marché des sens au coeur du Fouta !

Une fois au milieu de ce merveilleux capharnaüm, nous peinons à progresser ! Nous avons donc tout loisir de détailler les aliments et autres condiments en vente : riz, fonio, tomates, aubergines blanches, gombos secs, piments, arachides sous différents formes (fraîches, grillées, en pâte) et autres tubercules locales composent l'essentiel des étals du coeur de marché. Ah j'oubliais la fameuse poudre de néré ou encore odji, qui parfume les sauces, embaume également le marché. Même si on ne la voit pas, on la sent ! Huuumm ! Les connaisseurs comprendront !

Marché des sens au coeur du Fouta !
Marché des sens au coeur du Fouta !Marché des sens au coeur du Fouta !
Marché des sens au coeur du Fouta !Marché des sens au coeur du Fouta !

Après quelques minutes de déambulation dans une ambiance un peu chaude, nous nous échappons à la périphérie du marché. Nous en profitons pour trouver de quoi étancher un peu notre soif et déguster un met local.

 

Nous interceptons une jeune demoiselle qui transporte, juchée sur la tête, une bassine remplie de petits beignets arrondis qui ont l'air plutôt sympa. Nous lui en achetons quelques uns suffisamment pour goûter mais pas trop quand même .... La seul sauce pour les accompagner est à base de piment ......

 

Dans le même élan, nous achetons des sachets glacés de jus de bissap.

 

Nous restons quelques instants à l'ombre d'un arbre maigrichon pour déguster ce frugal en-cas entourés comme il se doit d'un groupe d'enfants amusés et curieux.

 

Les beignets, à base de manioc semble-t-il, sont vraiment bons mais un peu secs et le piment par cette chaleur, c'est plutôt moyen ! Heureusement le jus de bissap est très rafraîchissant.

Nous en reprenons d'ailleurs quelques sachets avant de reprendre notre marche, histoire de prolonger l'impression de fraîcheur que nous en retirons.

 

Rapidement la brousse, redevient très calme. 

Ce marché, c'était un mirage ? 

Non, décidément non. Tous nos sens sont encore plein de ces quelques instants passés au coeur d'un marché de brousse, marché des sens.

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Les chutes de Kambadaga à 15 ans d'intervalle ...

Publié le par fouta-decouverte

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                       1998 en saison des pluies !                      2013 en saison sèche !

Et oui, quand on parle de saison des pluies, ce n'est pas juste une image ! Quand il pleut, il pleut et ça se voit !

Au Fouta, la saison des pluies dure plusieurs mois. Elle s'intensifie surtout de Juillet à Octobre.

L'eau est alors vraiment partout en abondance : dans les rivières bien sûr ! Dans les nappes souterraines et donc dans les puits ! Sur les pistes, souvent scarifiées par le ruissellement ! Attention aux fondrières !

Mais également dans les cases et autres maisons du fait de l'humidité qui atteint alors des niveaux record !

 

Novembre et surtout Décembre, marque le début de la saison sans pluie. Plus une goutte de pluie pendant au moins 5 mois ! Résultat en Mars/Avril, l'eau se fait rare là où elle était en abondance quelques mois plus tôt.

 

Après la pluie, le beau temps ! Cet adage prend tout son sens dans cette région ! Ce n'est pas partout le cas ..... le NOOOOORD semble s'y refuser !

 

Traduction de n'dian : eau

Le mot poular du jour : djurdhé (orthographe ?)

 

 

 

 

 

 

 

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Vie au Fouta : la jeune fille et l'eau

Publié le par fouta-decouverte

Au loin, sur la piste, une silhouette longiligne qui semble immobile et pourtant, qui avance dans notre direction.

Mais avance-t-elle vraiment ?

Si,si, la silhouette se précise.

Peu à peu, au rythme de nos pas et des siens, apparait une jeune fille, qui semble d'ailleurs très jeune, à peine sortie de l'enfance.

 

Sa silhouette nous apparait maintenant dans tous ses détails. Une svelte jeune demoiselle peule, vétue d'un ensemble bleu indigo.

Tout son corps semble tendu et figé, seuls ses pieds, dissimulés par son pagne, sont en mouvement

 

Cette apparente immobilité s'explique en fait par la charge qu'elle porte sur la tête. 

 

Juché au sommet de son crâne, un seau rempli d'eau semble maintenu par des bras invisibles. Aucune goutte d'eau ne s'en échappe et pourtant par transparence grâce au soleil, nous constatons que le seau est au deux tiers plein.

Incroyable !

Nous la croisons et la saluons. Elle nous répond timidement tout en continuant son chemin qui la ménera sans doute à une tapade voisine, là où l'attend certainement sa mère.

 

 

 

Pour ceux et celles qui n'ont jamais essayé le port du seau sur la tête, je vous conseille de faire l'expèrience.

Remplissez un seau de 15 litres ne serait-ce qu'à moitié, avec de l'eau de préférence.

Faites un "escargot" avec un tissu genre écharpe que vous placez sur votre tête. Puis placez le seau sur votre tête ! Attention, cette étape est déjà pas très évidente.

Si vous parvenez à stabiliser le seau sur votre crâne, tentez alors de vous mettre en mouvement.

Attention à la douche !

Si vous n'êtes pas encore assez mouillé, adopté un rythme de marche normal .... 

 

Le mot poular du jour : n'dian

La traduction de "nyaametee" : nourriture

 

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Appel au secours des "Pins du Fouta"

Publié le par foutadecouverte

Appel au secours des "Pins du Fouta"

Bonjour à tous,

 

Je suis Pinus Kashya. Peut-être vous ne me connaissez pas et pourtant !

Je veille sur le Fouta ou tout au moins sur Dalaba et ses environs depuis quelques décennies déjà.

Au début du 20ème siècle un homme m'a im-planté là, pour voir si je pourrai m'adapter et me développer, grandir quoi !

 

Ma famille s'est agrandie durant ces quelques décennies et mes cousins y ont largement contribué : Pinus Sylvestris et autres Nigra. Nous nous sommes bien plus dans cet environnement et avons, longtemps, grandi sans souci. Oh bien sûr de temps en temps quelques uns d'entre nous disparaissaient sous les coups d'une hache ou lors d'un feu de brousse mal maitrisé. Mais rien de grave pour la survie de notre famille.

 

Nous avions ainsi colonisé plusieurs dizaines d'hectares sur le territoire de plusieurs villages et notamment autour de Sébhory. 

 

Nous avions (la passé s'impose) car aujourd'hui notre territoire s'est déjà largement réduit et nous nous sentons de plus en plus menacés.

 

Pendant plusieurs années, les tronçonneuses ont remplacé les haches et l'acharnement des hommes qui les manipulaient, a semblé à la hauteur du bruit de ces engins : effrayant !!!

Nous n'avons rien pu faire et nous n'avons, il faut bien le dire, pas reçu beaucoup de soutien pour nous défendre ?!

 

Heureusement depuis quelques temps nous avons constaté un changement : le bruit des moteurs se fait moins régulier.

 

Nous voyons avec une certaine joie, quelques jeunes prendre la place de nos disparus et recoloniser une petite partie des zones déboisées. Après tout c'est dans l'ordre des choses et c'est bien ainsi.

Encore faut-il laisser le temps au temps et respecter les cycles et rythmes de croissance.

 

Enfin tout cela semble encore une bien petite goutte d'eau au vu de l'étendue des dégâts. 

 

Et puis les tronçonneuses ne hurlent plus à nos pieds mais les haches et autres machettes sont de retour plus insidieuses et discrètes.

Plusieurs de mes frères ont récemment subi de graves blessures de la part d'individus qui cherchent très nettement à les affaiblir pour mieux pouvoir les achever par la suite !

 

Et oui, ainsi va notre vie au Fouta. On ne sait plus de quoi demain sera fait et si notre bienfaiteur, Mr Chevalier, de là où il est, pourra encore être fier de nous dans quelques années.

 

Au secours, au secours, au secours ! Sauvez moi, sauvez nous !

Appel au secours des "Pins du Fouta"

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Enfants du Fouta (suite 2 )

Publié le par foutadecouverte

Arrivés au centre de Maci nous nous arrêtons pour avaler rapidement une "sucrerie" (les sodas en général), certes pas très fraiche et en plus mal assis sur un sac de riz dans l'échope d'un commerçant, mais que ça fait du bien. Ouahou !?!

 

Nous marchons depuis déjà quelques heures sous une chaleur intense et cette pause est vraiment la bienvenue.

Heureusement nous approchons du milieu de l'après-midi et le soleil commence à redescendre vers l'horizon; il se fait moins vaillant.

Après cette courte pause, nous poursuivons notre route en suivant la piste principale.

En chemin nous rencontrons deux hommes qui partent également en direction de Ley Maci. Comme ils ne parlent que poular, mon guide engage la conversation avec eux et nous faisons un bout de chemin ensemble. Après 15, 20 min de marche alors que nous bifurquons sur un sentier, Diouma s'arrête : "nous n'avons pas acheté de pain au village !"

Et m.... C'est d'autant plus em....bêtant que c'était notre seule possibilité d'en trouver jusqu'au lendemain soir.

 

Qu'à cela ne tienne, pas de problème. Nos compagnons de route arrêtent deux jeunes garçons qui marchaient derrière nous, sans doute des jeunes qu'ils connaissent, et ils les commissionnent pour retourner au village nous acheter du pain.

 

Et voilà nos deux gamins prêt à reprendre le chemin du centre du village à plus d'un quart d'heure de marche pour aller nous acheter notre "birèdy". Ils ne discutent même pas, ne montrent aucun signe d'agacement ou de mécontentement.

Il est normal pour eux, de faire ce qu'un ainé leur demande : question d'éducation. Ils attrapent donc l'argent et partent.

 

(Je ne peux encore une fois m'empêcher de penser à une situation similaire en France et je m'en amuse .....)

 

Dans l'attente de leur retour, nous nous mettons tranquillement sous l'ombre du bâtiment d'une école pour patienter.

 

Après plus d'une demi heure, je dois dire que je commence à me demander si l'on mangera du pain ce soir. 

 

Et bien, si ! Le pain arrive dans les bras d'un des garçons.

 

Sans plus de remerciements pour le service rendu (en fait c'était plus un devoir !), nous reprenons notre marche rassuré d'avoir notre ration de pain pour les 24heures à venir.

 

Est-ce-que eux en mangerons, pas sûr ! Ainsi va la vie en brousse.

 

 

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Manger en rando au Fouta

Publié le par foutadecouverte

La marche dans les monts du Fouta, n'est pas à proprement parler difficile, mais malgré tout, ça creuse. Une bonne alimentation équilibrée est donc importante.

 

Sardines ou corned beef, vache qui rit, miel et pain !!!

 

Vous ajoutez des sachets d'eau de Mitty et vous avez les bases de l'alimentation d'un bon trek au Fouta (enfin pas trop long quand même !). 

Ah oui j'oubliais selon la saison oranges ou mangues, offertes le plus souvent par les villageois rencontrés sur votre chemin.

 

Si, si c'est vrai et en plus tous ces aliments se combinent à merveille !?

 

Au petit déj,  vache qui rit plus miel dans un demi-pain. Vous complétez par quelques oranges et un café façon local (café moulu bouilli dans l'eau) avec beaucoup de sucre et le tour est joué.

 

Le midi, et bien vous remplacez le miel par des sardines. Si vous avez un oignon qui traine, vous l'ajoutez et votre sandwich est au delà de toutes vos attentes : mieux qu'un jambon beurre !!! Les fruits de saison complètent très bien pour équilibrer ce pique-nique de brousse.

 

Au soir, comme un village n'est jamais loin, vous commandez du riz blanc sans sauce. Vous y écrasez quelques sardines avec un peu de l'huile de la boite et un peu de tomates si possible et hop le diner est prêt. Une petite vache-qui-rit dans un bout de pain avant de "boire" une dernière orange et la soirée s'annonce sous les meilleurs auspices.

 

Avant d'allez se coucher un quinquéliba (plante local pour boisson chaude) ou une citronnelle et vous dormez sur vos deux oreilles !!

 

En rêvant à un bon plat de sauce arachide ou d'athiéké poisson.

 

Pour le reste si votre trek dure plusieurs jours, pas de soucis. On trouve toujours de quoi manger en brousse, l'occasion de nouvelles expériences culinaires.

 

Y'a pas que le jambon beurre ou le sardines vache-qui-rit !!!

 

 

 

 

 

 

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Ecole au Fouta

Publié le par foutadecouverte

Ce matin, nous partons à Dalaba à moto.

A la sortie de Sébhory, nous nous arrêtons à l'école élémentaire qui a été construite à une centaine de mètres du bord de la route.

Nous arrivons en fin de matinée et les élèves sont en classe. Diouma, responsable parent d'elèves, est venu se renseigner sur les absences répétées d'un professeur. Sans la pression persistante des parents, il semble que certains professeurs prennent des libertés avec leurs obligations notamment dans les périodes de culture ou de récolte.

 

L'école est constituée de deux grands bâtiments posés sur le bowal et c'est à peu près tout.

Pas de clôture et pas beaucoup d'ombre.

 

Les classes sont pleines à craquer. Plusieurs dizaines d'élèves se serrent sur des tables bancs, le plus souvent à trois par banc, dans des classes relativement sombres. Ici pas de fenêtre mais des murs ajourés; pas d'électricité, la seule lumière est celle pénétrant par les portes. Mais cela permet de conserver une relative fraîcheur dans le bâtiment. Tout est relatif !!

Les élèves répètent en cadence la leçon dictée par la maîtresse : c'est assez impressionant d'entendre ces dizaines de petite voix qui répondent en écho à la maitresse dans un choeur joyeux et appliqué.

 

Puis soudain tout s'arrête ! Un enfant se précipite à l'extérieure d'une des classes. Il se dirige vers le seul arbre proche de sa classe. Et il se met à taper avec bon coeur sur la "cloche" , une vieille jante de roue de voiture. 

C'est alors la ruée. Les enfants s'échappent des classes dans une joyeuse débandade.

Peu ont un cartable. La plupart ont juste une ardoise, un cahier, un bic et c'est à peu près tout.

Ah oui, c'est vrai ils ont également tous un bel uniforme !

 

Et chacun de reprendre le chemin du retour à la maison, souvent en petits groupes. Pas de parents et encore moins de voitures pour ramener tout ce petit monde ! Ici on marche et puis c'est tout !

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