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Articles avec #fouta djalon tag

Les Adensonii du Fouta Djalon

Publié le par fouta-decouverte

AMA au Fouta, l'abeille, c'est moi ! AMA comme Apis Mellifera Adensonii. 

Certains m'appellent l'abeille tueuse... Je me demande bien pourquoi ?

Ah c'est sûr faut pas venir nous chercher sur notre territoire, moi et mes soeurs, surtout si nos "greniers" à miel sont pleins.

Non mais quoi !? Vous feriez la même chose que nous si un voleur venait tenter de s'approprier votre garde-manger. Vous feriez tout pour l'en empêcher, ka ?

Donc, et bien, quand un ou plusieurs gros papillons blancs viennent voleter autour de nos ruches, accompagnés de leur panache de fumée, nous savons les recevoir !

Les Adensonii du Fouta Djalon
Les Adensonii du Fouta Djalon

Généralement nous les attaquons en vagues serrées avec mes copines guerrières. La moindre petite portion de peau tendre, le moindre petit interstice nous l'exploitons au mieux pour décourager les assaillants et leur montrer qu'on n'est pas du genre à se laisser faire. Malheureusement ils sont rarement découragés ces immenses lépidoptères un peu gauches ; quoique, ça arrive de temps en temps.

Les Adensonii du Fouta Djalon

Mais le combat reste très inégal et en fait d'être tueuses, nous sommes bien plutôt les victimes dans cette lutte pour notre survie.

Alors c'est sûr, elles ne meurent pas pour rien nos combattantes ; ce sont les héroïnes de notre ruche qui coûte que coûte défendent notre nectar, mais aussi notre reine.

Quelle tristesse quand même !

Autant de soeurs disparues qui ne pourront plus approvisionner la ruche, dont les besoins sont pourtant immenses pour alimenter la reine et les larves de nos futures ouvrières.

Les Adensonii du Fouta Djalon
Les Adensonii du Fouta Djalon

Quel dommage !

Car quand on nous laisse en paix, nous bossons dur nous les AMA, sans relâche, toute l'année ou presque, nous pollinisons. La nature foutanienne nous offre en permanence des fleurs à butiner, du nectar, du pollen à rapporter à la ruche. Alors nous nous arrêtons uniquement quand la pluie est trop forte ou le vent trop violent ; bon c'est vrai, parfois aussi quand le soleil darde trop vivement ses rayons en saison sèche. Mais sinon, nous "buzzons" tout au long de la journée, toute l'année.

Les Adensonii du Fouta Djalon
Les Adensonii du Fouta Djalon
Les Adensonii du Fouta Djalon

Et puis nous savons rester fidèle. Du moment que le logis est sain et sec, à l'ombre, pas trop exposé aux vents dominants et aux fortes pluies, nous nous installons dans la durée. Il peut même être difficile de nous déloger.

Les Adensonii du Fouta Djalon

Cependant il est vrai que par les temps qui courent, il est de plus en plus compliqué pour nous de trouver le lieu idéal pour construire nos rayons. 

Le déboisement, les feux de brousse, la sécheresse font que nous devons souvent nous déplacer pour trouver un espace et un environnement favorable à nos activités.

Nous sommes alors bien contentes de trouver de belles ruches pour nous accueillir, dans un environnement protégé où les fleurs sont en abondance.

Merci les "lépidoptères blancs" 😉 ! 

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Petit Futé Tour GUINEE 2019

Publié le par fouta-decouverte

" Y a pas que le Fouta en Guinée " : je le savais bien ; aussi quand en Juin 2019 l'occasion s'est présentée à moi de découvrir la Guinée, au delà des frontières du Fouta smiley, je n'ai pas résisté longtemps wink.

Merci au "Petit Futé" pour cette opportunité et à Jean Yves et Cellou de Fouta Trekking Aventure qui m'ont accompagné dans cette aventure.

Que de belles découvertes, dont je partage ci-après quelques images :

Juin 2019 : tout juste un an. Départ depuis Sébhory en direction de la Guinée Forestière en passant par la Haute Guinée. 
Jour 1 direction Faranah.

Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019

Jour 2 et 3 : nous entrons dans la Forêt...
Bon en fait, de forêt, il n'en reste plus beaucoup.
Je devrai plutôt dire : "nous nous enfonçons dans la Guinée forestière". 😉

Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019

Jour 4 : la Guinée forestière nous absorbe !

Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019

Jour 5 : au revoir la Guinée forestière. Ce fut bien trop court ! Je reviendrai, c'est sûr.

Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019

Et le "Petit Futé Tour" continue... Jours 6 et 7 : en Haute Guinée entre Faranah, Dinguiraye et Dabola.
 

Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019

Au Fouta... Jours 8 et 9 de roches et d'eau...

Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019

De Moyenne Guinée en Guinée Maritime... Jours 10 et 11 de Dalaba à Kindia.

Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019

A la découverte de la Guinée Maritime... Jours 12, 13 et 14 de Kindia à Fria.

Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019

Et le Petit Futé Tour se termine sur la presqu'île... de Conakry !

Jour 15 et 16

Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019
Petit Futé Tour GUINEE 2019

Vous voulez à votre tour partir sur les routes et les pistes à la rencontre de la Guinée ?

Alors rendez vous sur Petit Futé Guinée ou acheter le guide papier disponible dans toutes les bonnes librairies.

Je reste également dispo pour répondre à vos questions sur foutadecouverte@yahoo.fr ou ma page Facebook :  Patrick Madelaine.

 

A très vite.

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Chutes et cascades du Fouta Djalon

Publié le par fouta-decouverte

Au Fouta Djalon, les cascades et les chutes font partie du paysage.

Certaines sont bien connues des visiteurs et font partie des grands classiques du Fouta (Kambadaga, Kinkon, Ditinn, ...) ; d'autres restent loin des circuits habituels et restent largement méconnues (Manasigui, Labhi, ...).

 

Je vous propose ci-après un petit florilège de quelques belles "pièces du château" d'eau de l'Afrique de l'Ouest (pour les situer vous pouvez consulter la carte en fin de post ou cliquer sur chaque photo).

Bonne découverte !

Chute de Manasigui (par Hilary Braseth) : pas encore localisée sur la carte...

 

Chute de Djourougui

 

Chute de Bomboli ou Bindi

 

Chute de Ditinn (par Jianglei Yuan)

 

Chute de Garaya

 

Chute de Donsowol (par Mélissa Razzini)

 

Chute de Kambadaga, la 3ème

 

Chute de Kambadaga (par Hilary Braseth)

 

Chute de Kinkon

 

Chute de Konkouré (par Alizée Point)

 

Chute de Labhi, la 2ème

 

Chute de Labhi, la 1ère

 

Chute de Gada Maci

 

Chute de Mittywol

 

Chute Mystère, à proximité de Mitty

 

Chute de la Salaa (par Maurice Ascani)

 

Chute de Dinkon (par Laurent Ollier)

 

Retrouver tous ces lieux sur la carte ci-après : 

Carte des sites naturels et autres de Guinée

 

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Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.6)

Publié le par fouta-decouverte

Dans la série, ma viande est bien, bien fraîche, tellement fraîche....

 

Ce matin, c'est la grande agitation autour de l'enclos des N'Dama. Le véto, le boucher et ses acolytes se préparent activement avec l'aide des jeunes de la concession. Coupe-coupe, couteaux, billot de bois, balance, feuilles de bananier et sacs en plastiques, les inévitables, sont rassemblés pour l'opération qui s'organise.

Et puis la vache est amenée ; rapidement immobilisée, elle est égorgée dans le respect du rituel local !

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.6)Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.6)

Puis vidée et dépecée, l'opération de découpe peut alors commencer.

A grand coups de couteaux et de coupe-coupe, la viande, les os sont tranchés, hachés, découpés, ... En quelques minutes, la bête est en pièces détachées. 

Bon pour le rumsteak, le faux-filet, l'entrecôte, ... faudra repasser wink.

Ici, pas de place pour ce genre de détails. En même temps, la N'Dama n'est pas vraiment une race à viande.

Mais par contre côté fraîcheur, rien à redire.

"Elle est fraîche ma viande !"

"Ko kilos djelou faladhon ?"

Les clients, voisins et connaissances sont là.

1 kilo, 5 kilos, ... l'argent change de main, la viande aussi et bientôt il ne reste plus rien.

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.6)

Et pour ce qui est des abats, pas de problème : "Ko hombo falla koumbôlo ?"

De quoi préparer un met de choix, un bon bouillon, à base de tête, de pattes, de peau et de queue. 

Qui n'en veut ??? laugh

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.6)

Au final, reste vraiment pas grand chose ... Les cornes, le contenu de la panse et puis c'est tout frown.

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.6)

Ce soir, exceptionnellement, on mangera un plat avec de la viande ! Certes pas de steak saignant à attendre mais de la viande quand même ; bouillie et bien cuite, et c'est aussi plus prudent...wink

Bon appétit !

Infos collatérales :

- Au quotidien au Fouta, la consommation de viande est relativement rare, plutôt réservée aux jours exceptionnels (sacrifices notamment) et/ou jours de fêtes.

Et quand la viande est au menu alors les bons morceaux sont encore souvent réservés aux adultes. Les enfants doivent se contenter des abats et autres parties moins nobles : les intestins, le foie, le pie, les testicules, ... HHuuummm, j'adore !

 

- Le Fouta est une région d'élevage et pourtant la consommation de viande y reste limitée. Il faut dire que les éleveurs locaux ont un rapport particulier à leurs animaux et ne vendent qu'exceptionnellement leur bête au boucher. Quand à la manger...

Il est d'ailleurs assez fréquent que la viande proposée par les bouchers soit en fait celle de bêtes volées et ainsi rapidement "volatilisées" wink.

Tryptique infernal que celui des éleveurs / voleurs / bouchers dont les relations quelque peu conflictuelles alimentent très régulièrement les causeries locales.

 

- Si vous avez déjà voyagé un peu au Fouta et en Guinée plus généralement, alors certainement avez vous déjà aperçu des "bouchers" sur le bord des routes proposant leur viande, plus ou moins fraîche, aux voyageurs. L'occasion pour ces derniers de ramener quelques kilos de "bidoche" à la maison. La viande ainsi achetée est alors attachée sur le capot du véhicule, seul endroit qui permet de lui garder une relative fraîcheur. Très relative certes, mais ainsi voyage-t-elle mieux qu'enfermée dans le coffre ou dans l'habitacle où elle deviendrait vite immangeable. 

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Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 5)

Publié le par fouta-decouverte

Dans la série, le plastique c'est catastrophique, anti-écologique, vraiment problématique...

Lors d'une balade sur le mont Sébhory, nous avons découvert ça :

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 5)

puis ça....

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 5)

De là, à en déduire que cette pauvre bête à cornes était morte d'avoir ingurgité trop de plastiques...

Evidemment rien ne le prouvait mais au moins pouvait-on se poser la question, non ??

Une chose quand même semblait certaine ; cet enchevêtrement de plastiques était dans son estomac au moment de son trépas... et à part quelques os, c'est tout ce qui restait de son passage sur terre sad.

En prenant ces photos, me sont alors revenues comme en écho (certes un peu lointain mais quand même) des images largement diffusées dans les médias, de cétacés échoués sur des plages et notamment celle-là : 

Une fausse baleine créée par Greenpeace pour alerter sur les dangers des déchets plastiques.

Une fausse baleine créée par Greenpeace pour alerter sur les dangers des déchets plastiques.

Alors c'est sûr ma photo est moins spectaculaire et je n'ai certes pas l'audience de Greenpeace (pas encore wink), mais il me semblait intéressant malgré tout de partager ces clichés pour pointer du doigt ce problème très largement répandu au Fouta, en Guinée, ... et qui pose de vraies questions.

Au Fouta plus particulièrement, terre d'élevage où les animaux vivent en liberté en brousse (ou tout au moins sont libérés chaque jour dans les villages), cette question de la pollution par les plastiques est d'autant plus grave qu'elle cause la mort de nombre de ces ruminants. 

Et malheureusement brûler régulièrement tous ces plastiques n'est qu'une solution très insatisfaisante et très, très provisoire, qui ne résout pas le problème... sans compter la pollution atmosphérique que cela engendre.

Alors que faire ? 

Peut-être comme 34 autres pays du continent : interdire les sachets plastiques en Guinée !

Ce serait un premier pas.

Mais sans solution de remplacement, sans alternative aux plastiques, est-ce vraiment envisageable ?

Voilà par exemple ce qu'en disait un Mauritanien relayant le sentiment de beaucoup de ses compatriotes : "Nous ne sommes pas complètement opposés à l’idée mais cela ne pourra pas fonctionner tant que le gouvernement n’aura pas mis en place une solution alternative. Comment on va faire pour transporter notre sucre, vendu au poids, sans sac plastique ?”

Ne rien faire, n'est pas non plus la solution....

 

Ci-après je vous propose quelques questions et liens pour alimenter votre réflexion. 

Infos collatérales : 

Faut-il interdire tous les sacs plastiques ? Seulement certains ?

Faut-il les faire payer pour faire baisser la demande ?

Quelle(s) solution(s) alternative(s) proposer ? Sacs en papier, sacs en tissus, en matière végétale, ... ?

Faut-il surtout renforcer les capacités de collecte et de recyclage ?

Sans doute faudrait-il pouvoir actionner plusieurs leviers en même temps. 

Extraits d'un article de "l'OBS" "Comment le Rwanda est devenu le premier pays d'Afrique à se débarrasser du plastique" :

"... . Pas de sachets plastiques non plus dans les magasins, ni sur les marchés. Dans les petites échoppes comme dans les centres commerciaux, on emporte ses achats dans des sacs en papier brun. Il y aura toujours une vendeuse de poches en toiles postée à proximité de n’importe quel point de vente. Résultat : des rues, des bords de route, des villages étonnamment propres, même quand ils ne sont pas goudronnées. "

 

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Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 4)

Publié le par fouta-decouverte

Dans la série, certaines plantes sont formidables....

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 4)

Le Jatropha, vous connaissez ? Au moins de nom, peut-être ?

Personnellement, je connaissais la plante car elle est encore assez présente au Fouta (quoique de moins en moins), où elle est notamment utilisée dans les haies vives autour des concessions. Je savais aussi qu'elle avait de multiples vertus mais sans plus.

Alors quoi de mieux pour connaître et comprendre les vertus et/ou les dangers d'une plante que de les tester et si possible sur soi-même ?

Bon à vrai dire je n'ai pas fait le test sur moi-même. J'aime bien faire de nouvelles expériences mais bon....

Cependant, j'ai pu constater les effets indéniables et assez spectaculaires du latex de la plante sur une petite coupure à la main.

Je ne vous cache pas qu'il paraît que c'est assez douloureux dans un premier temps. Douloureux mais efficace !

En quelques jours, la plaie traitée au latex était proprement refermée et oubliée. 

Effets antiseptique et cicatrisant confirmés donc !

Prochaine étape : essayer sur moi quand le besoin s'en fera sentir... sad wink

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 4)

Infos collatérales

En fait, le Jatropha est une plante quasi miraculeuse tellement elle a de vertus.

Son latex, en plus de son effet cicatrisant, peut être utilisé pour soulager les piqûres d'abeilles.

Une décoction de ses feuilles a des effets positifs contre la malaria mais aussi sur l'hypertension.

Les tiges crues servent de bâtonnets à mâcher pour renforcer les gencives, pour traiter les saignements...

Son tourteau peut être utilisé en engrais.

Son huile est purgative. Elle est aussi utilisée pour fabriquer du savon.

Mais surtout elle peut remplacer avantageusement le gasoil. Et même si son exploitation à grande échelle et de manière intensive semble compliqué et peu rentable à ce jour, à un niveau local cette huile peut déjà être une solution écologique alternative pour faire tourner un groupe, un moulin ou autre.

Incroyable me direz-vous ? Et bien en fait pas tant que cela car il existe de nombreuses autres plantes notamment au Fouta dont les vertus reconnues sont multiples.

J'y reviendrai.

Pour ce qui concerne le Jatropha, attention quand même, certaines parties de la plante (les graines, l'écorce) sont toxiques aussi bien pour les animaux que pour les hommes frown

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 4)

Dommage qu'au Fouta, le Jatropha disparaisse progressivement des haies vives, remplacé par des grillages. Car, même en nombre limité, avoir des plants de Jatropha chez soi, c'est un peu comme avoir une pharmacie (même si incomplète) à disposition. 

A bon entendeur, salut !

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Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.3)

Publié le par fouta-decouverte

Ce matin j'ai appris un nouveau mot de poular. Si, si c'est vrai et en moins de temps qu'il faut pour le dire. C'est dire !

Et celui là, je l'ai bien retenu même si j'ai encore du mal à le prononcer.

Oui je l'ai bien enregistré car je peux dorénavant l'associer à un moment un peu particulier, une expérience pas traumatisante mais presque...

Ce mot donc c'est : Mboddi !

En effet alors que je cherchais à regagner ma chambre après le petit déj, un cri me cloua sur place. Tokora Diouma venait de détecter un mouvement ondulatoire suspect à quelques centimètres de nous. Dans un angle du couloir de la maison, en fait juste à l'entrée de ma chambre, dissimulé derrière un balai posé au sol venait de se glisser ... un serpent.

A peine, avais-je réalisé la situation et le potentiel danger que déjà Tokora avait alerté toute la maisonnée et revenait de l'extérieure avec un bâton souple pour asséner un coup net et précis sur l'animal et le rendre par la même inoffensif.

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.3)Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.3)

Je dois bien avouer que personnellement, je compris ce qui s'était passé, une fois le reptile évacué de la maison et exposé au soleil. 

Quand à savoir si ce type de serpent est dangereux et bien, je n'en sais toujours rien.

Peut-être est-ce un couleuvre mais ???

Ce dont je suis sûr par contre, c'est que  maintenant je sais dire "serpent" en poular et ça se dit "mboddi" wink !

Infos collatérales

les reptiles sont parmi les animaux sauvages les mieux représentés au Fouta...

Vipère, Cobra, Mamba noir et vert, Python, Couleuvre et j'en passe...

Oui je sais ça peut faire peur ( petite précision quand même : j'ai vécu plusieurs années au Fouta et la seule fois où je me suis senti dans une situation inconfortable à cause d'un serpent, c'est aujourd'hui...)  mais  heureusement dans les villages "plusieurs systèmes d'alerte" existent.

L'un des plus efficaces est notamment l'alarme donnée par les oiseaux dès qu'ils détectent la présence d'un reptile. Ils ont alors une manière bien particulière de s'agiter dans les arbres alentours et de pousser de petits "cris" caractéristiques.

Il faut juste un peu d'expérience et d'attention pour percevoir à tous les coups ce signal d'alerte, et ainsi éviter une reptilienne rencontre smiley.

 

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Excursion visuelle en Guinée

Publié le par fouta-decouverte

Avec cette vidéo, je vous embarque dans un road trip trans-guinéen en 3 minutes chrono ; l'occasion de découvrir dans toute sa diversité, ce pays que j'ai eu la chance de sillonner ces dernières années. 

Alors bon voyage visuel !

Et encore merci à toutes les personnes qui ont bien voulu partager avec moi leurs images.

 

 

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Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 2)

Publié le par fouta-decouverte

Dans la série ma Nevada a un âge respectable, est formidable et surtout increvable...

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 2)

Depuis quelques semaines déjà, ma chère Nevada montrait des signes de faiblesse "cardiaque", entendez son moteur commençait à avoir des râtés, tout en faisant un bruit comment dire ?? ... oui un bruit de casserole : bling, blang, glong etc 

Malgré de multiples "transfusions huileuses", rien n'y faisait.

Après 2 ou 3 jours de mieux, les bruits suspects reprenaient de plus belle. Et surtout la perte de puissance était de plus en plus significative.

Finalement malgré les risques inhérents à une opération à "moteur ouvert", je prenais date avec un mécano spécialisé pour ce genre d'opération.

Mon choix s'étant porté sur un maître mécanicien de Conakry, chaudement recommandé par l'ancien propriétaire de la voiture, il fallait juste attendre qu'un apprenti de ce dernier soit dispo pour venir nous porter secours ou tout au moins pour venir au chevet de notre increvable Renault.

Après 3 jours d'attente, il était là. Arrivé dans un taxi Nevada, bien sûr, avec une simple caisse à outils et son bleu de travail, il se mit aussitôt au travail, après avoir rapidement écouté le coeur battant ou plutôt cognant de la bête. 

Et là je dois dire que je fus impressionné et bluffé par l'efficacité de notre docteur es-Nevada. En quelques heures, avec quelques clés et outils basiques, sans palan, sans pont élévateur (mais faut-il le préciser ?) et surtout avec beaucoup d'huile de coude, le moteur était démonté, désossé, en pièces détachées, façon puzzle. L'opération de diagnostic commencée moteur tournant, pouvait alors se poursuivre accompagnée d'un nettoyage en bonne et due forme. Pistons, bielles, soupapes, arbre à cames,... tout y passa à l'aide d'une simple brosse à dents, de lessive OMO, de Gasoil et de 2 vieux bidons de 20 l découpés pour laisser "décanter". Si, si c'est vrai, j'vous assure.

 

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 2)Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 2)

Comme je m'en doutais vu les bruits perçus ces dernières semaines, plusieurs pièces étaient à remplacer.

Pas de problème ! Un p'tit coup de téléphone au chef à Conakry, un Orange Money dans la foulée et le tour était joué.

Pas aussi bien qu'"Oscaro.com"* mais presque ! En tout cas, moins de 48h plus tard un taxi déposait à la maison les pièces neuves précédemment commandées.

L'opération remontage pouvait commencer. Il fallut juste redonner un petit coup de main pour remettre le moteur en place. Et enfin quelques boulons, courroies et autres silentblocs plus tard, ma Nevada avait retrouvé une nouvelle jeunesse, prête pour de nouvelles aventures foutaniennes.

Restait juste à savoir si le moteur restauré était de nouveau prêt à battre...

Les premiers essais réalisés en fin de journée n'étant pas très concluants, l'opération était reportée au lendemain. Moi quelque peu inquiet mais notre mécano très confiant dans son savoir-faire et dans notre increvable mécanique.

Le lendemain comme prévu, après 2 ou 3 réglages, une charge de batterie et de gros nuages de fumée noire, enfin le doux bruit du moteur se faisait de nouveau entendre. 

Après 2 journées supplémentaires à tourner au ralenti dans la cour, 40 litres de GO engloutis et de nouveaux petits ajustements pour retrouver le rythme normal, ma Nevada était déclarée apte à reprendre la route. 

Ma Nevada est formidable et reste increvable !

(* site de livraison de pièces détachées de voiture)

Infos collatérales :

La Nevada, en fait la version break de la R21, vit le jour en 1987. Elle s'imposa rapidement comme le véhicule de la famille française avec sa version 7 places grâce à ses strapontins installés dans le coffre. Produite à 412.000 exemplaires, les derniers exemplaires sortent des chaînes de production Renault fin 1995. Commence alors une extraordinaire carrière sur le marché de l'occasion qui se prolonge aujourd'hui sur les marchés ouest-africains. Les raisons de son succès : un véhicule robuste avec une mécanique qui "tient la route", capable d'embarquer plus de 10 passagers dans son habitacle, hors bagages.

Reste que la Nevada "Occasion Bruxelles" comme on dit par ici se fait rare de nos jours. Et les cours montent ; certains véhicules sont proposés à plus de 2.000 euros alors que les plus jeunes ont un âge comme qui dirait canonique : minimum 25 ans ! 

Pas étonnant dans un contexte où sa remplaçante ne semble pas facile à trouver.

D'ailleurs à votre avis, qui pour remplacer la Nevada ???

 

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"Des petites abeilles dans le Fouta Djalon"

Publié le par fouta-decouverte

Suite à sa visite à Sébhory fin 2019, voici l'article écrit par Angélique S, paru dans la revue  "le Citron". 

Un très grand merci à elle pour ce beau texte.

"Des petites abeilles dans le Fouta Djalon"
"Des petites abeilles dans le Fouta Djalon"
"Des petites abeilles dans le Fouta Djalon"
"Des petites abeilles dans le Fouta Djalon"

Si comme Angélique, vous voulez découvrir l'incroyable univers des Abeilles Adansonii du Fouta et plus largement le Fouta Djalon, n'hésitez pas à nous contacter.

foutadecouverte@yahoo.fr

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