Bonne nouvelle pour plus de 4.000 chimpanzés d'Afrique de l'Ouest : la Guinée a validé la création du parc national du Moyen-Bafing fin 2017. S'étendant sur 6 426 km², la nouvelle aire protégée, située au Nord Est de Labé, jouera un rôle central dans la sauvegarde de cette espèce menacée d'extinction.
En Février 2018, l'équipe, déjà en place, a été très largement renforcée afin de continuer et faciliter la stratégie de création du Parc National du Moyen Bafing, l'objectif étant que le parc soit une réalité sur le terrain d'ici 2020.
Toute l'équipe, dont les bureaux sont installés à Labé, est mobilisée depuis pour atteindre cet objectif.
Le nouveau parc abrite également plusieurs espèces de grands mammifères vulnérables, notamment le léopard (Panthera pardus), le chat doré (Caracal aurata), l'hippopotame (Hippopotamus amphibious) et des espèces menacées, comme le céphalophe de la baie (Cephalophus dorsalis), le le céphalophe à dos jaune (Cephalophus sylvicultur) et le babouin guinéen (Papio papio).
Récemment, la Wild Chimpanzee Foundation (WCF) a réussi à filmer des images rares d'une famille de léopards (Panthera pardus) dans cette aire de conservation.
Classé comme Vulnérable par l'UICN, inscrit à l'Annexe 1 de la Convention Internationale sur la Commercialisation des Espèces (CITES), le léopard est l'une des espèces prioritaires protégées dans le nouveau Parc National du Moyen-Bafing. Les léopards sont principalement menacés par la fragmentation des habitats forestiers, les feux de brousse et le braconnage. Un réseau de pièges photographiques mis en place par la WCF a capturé cette femelle et ses deux jeunes :
La présence du Léopard confirmée dans la zone du Parc National du Moyen-Bafing en Guinée Outre la présence confirmée de 5000 chimpanzés sauvages dans le futur Parc National du Moyen-Bafing, ...
The Wild Chimpanzee Foundation is working to save between 20,000 and 25, 000 of the remaining wild chimpanzees in West Africa. (Website in English, German and French available)
West Africa is filled with exceptional places, but the Fouta Djallon is right near the top of not-to-miss wonders. Here the Guinean highlands collide with the headwaters of four major rivers. Sandstone spires climb skyward from their granite foundations, steering the water through deep canyons framed by jungle.
Enfin ça y est ! La phase de collecte d'infos est terminée (voir les 2 premiers articles "Tourisme au Fouta : faut être motivé" ).
Et vous restez convaincu que le Fouta sera votre prochaine destination, bien décidé de partir à la "rencontre" de la Guinée.
Bravo ! Du courage !
Reste juste quelques "petits" obstacles à franchir !
Si vous avez choisi l'option voyage en routard, sac au dos, alors n'oubliez pas de penser à :
Votre santé :
pour entrer en Guinée, le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire. Il faut donc trouver un centre de médecine tropicale dans votre région pour vous faire vacciner ... (en France, l'Institut Pasteur assure cette vaccination ou le centre des vaccinations internationales d' Air France).Un carnet de vaccination jaune vous sera alors délivré : n'oubliez pas de le prendre avec vous à votre départ...
D'autres vaccins sont recommandés, mais pas obligatoires notamment contre les hépatites A et B, la méningite, la typhoïde, ... Un beau cocktail de virus et maladies, n'est ce pas ?
Ah j'oubliais, le "palu" ! Un traitement préventif est recommandé contre le palu mais là encore, pas obligatoire. Demandez conseil à votre médecin ou dans un centre spécialisé. Vous pouvez aussi compter sur l'usage de répulsif et rester bien couvert... Au Fouta, peu de moustiques à la différence de Conakry, passage obligatoire pour se rendre au Fouta....
Prévoir une petite trousse médicale de base avec entre autre de quoi faire face aux éventuels problèmes gastriques (le changement de régime alimentaire et l'hygiène incertaine peuvent provoquer qques troubles...).
Votre visa :
le visa est délivré par les consulats/ambassades de Guinée. Pour la France, l'ambassade est à Paris 16ème. Pour obtenir le visa il vous faudra fournir : un passeport en cours de validité (6 mois) + une lettre d'invitation (fournie à la demande par Foutadecouverte) ou une réservation d'hôtel + deux photos + un formulaire (dispo sur site du consulat). Et cela vous en coûtera 60 euros pour 30 jours.
En France, la demande peut se faire par courrier en fournissant une enveloppe de recommandé ou autre pour le retour. Cela fonctionne très bien : généralement, retour en moins d'une semaine en France métropolitaine
Votre assurance :
Si vous avez une carte bleue Visa, peut-être vous avez déjà une assurance rapatriement au cas où ! Sinon vous pouvez contacter Allianz Global Assistance (anciennement Mondial Assistance) ou Europe Assistance, entre autres. En tout cas, je vous conseille de souscrire une assurance de ce type. C'est plus prudent. On ne sait jamais... !
Votre billet d'avion :
Les principales compagnies desservant Conakry sont : Air France / Brussels Airlines / Royal Air Maroc / Ethiopian Airlines / Turkish Airlines / Mauritania Airlines... Votre choix au final sera largement déterminé par votre ville et pays de départ...
Les prix restent relativement élevés et varient fortement selon les périodes de l'année. Perso j'ai trouvé des billets A/R à environ 500.00 euros depuis Paris, mais cela semble être un prix plancher...
Pour trouver les meilleurs prix il vous faudra vous armer de patience et consulter régulièrement les sites comparatifs...
Vos moyens de paiement :
Impossible de se procurer du franc guinéen avant votre départ, contrôle des changes oblige.
Les cartes bancaires, Visa notamment, sont utilisables sur Conakry et dans les principales grandes villes pour retirer du liquide en franc guinéen au distributeur
Prévoyez des devises pour faire du change dès votre arrivée (possible dès la sortie de l'aéroport avec les "cambistes de rue")
Votre sac et son contenu : si vous en êtes à la phase préparation du sac, c'est que le départ approche...
Chaque voyageur a ses habitudes en la matière alors faites comme d'hab.
Juste quelques petites précisions : prévoir un vêtement chaud pour les soirées fraîches au Fouta + un vêtement pour se protéger de l'eau en saison des pluies + prévoir un foulard ou chèche pour se protéger de la poussière surtout en saison sèche + un chapeau ou casquette + de bonnes chaussures si vous pensez faire un peu de marche (bcp de cailloux et de passages sur des roches/rochers) + du papier toilettes si vous ne savez pas faire sans... (pas toujours facile d'en trouver sur place) + pour les randos sur plusieurs jours, éventuellement un purificateur d'eau (matériel ou cachet)
Votre sac est prêt ? Vous avez passé tous les obstacles avec succès.
Sur le net, les sources d'infos sont, il est vrai, multiples et quasi illimitées, mais la qualité des infos n'est pas toujours au rendez-vous et bien souvent elles sont assez anciennes.
Je partage avec vous les coordonnées de quelques forums actifs, pages Facebook, sites régulièrement mis à jour et qui me semblent les plus pertinents pour préparer un futur voyage; des adresses sur lesquelles vous pouvez aussi posez vos questions :
Par ailleurs, pour la saison 2017/18, les tours opérateurs extérieurs ont de nouveau ouvert les réservations pour la destination Guinée, avec pour certains de nouveaux circuits.
Ci-dessous un petit compte rendu de ma visite sur les différents sites déjà identifiés :
- OverlandingWestAfrica : tour opérateur anglais, proposant des séjours itinérants à travers l'Afrique de l'Ouest (camion aménagé bleu). Les premiers à revenir en Guinée depuis fin 2015 ! Cet opérateur a décidé de marquer une pause pour la saison 2017/18. Reprise des séjours pour la saison 2018/19 : http://www.overlandingwestafrica.com/news/2018-19/
- Kumakonda : opérateur, espagnol celui-là, proposant des circuits en camion aménagé à travers l'Afrique de l'Ouest, dont plusieurs traversent la Guinée. Réservations en cours : https://kumakonda.com/
- Dragoman : autre opérateur anglais, proposant des circuits ouest africain, dont plusieurs traversant le Fouta à bord d'un camion aménagé orange. Réservation en cours https://www.dragoman.com/
- La Balaguère : les réservations ont repris. Déjà des séjours confirmés pour fin 2017 et début 2018. Réservez vos places ! https://www.labalaguere.com/
Un séjour au Fouta Djalon est fait de moments de vie partagés en toute simplicité.
Quand les petites choses du quotidien "reprennent" de la valeur, quand les choses simples ne le sont pas tant que ça, quand on se sent loin et proche à la fois, ...
Quand vous découvrez ou redécouvrez que la préparation d'un repas au quotidien est certes simple mais peut présenter certaines complications et occuper une bonne partie de la journée :
le bois pour le feu peut nécessiter de faire quelques kilomètres de marche pour le ramasser,
l'eau pour cuire le riz peut demander de se rendre jusqu'au puits pour pomper l'eau à la force des bras,
le riz produit localement peut également demander à être "nettoyé" longuement avant de le faire cuire,
la cuisson au feu de bois peut demander un temps certain,
et en plus si vous voulez du pain alors,.... Souvent d'ailleurs, on n'en trouve que les jours de marché...
Quand vous découvrez ou redécouvrez que des jeux ou des jouets faits de 3 fois rien apportent aux enfants joie et partage, en toute simplicité.
Alors vous vous dites que oui, la simplicité a de la valeur, et vous ne vivez pas vos journées de la même manière.
C'est aussi cela un voyage au Fouta, loin de ses habitudes et de ses certitudes...
Merci à Mélissa R pour ses photos du quotidien et à Josephescu pour la photo de voiture.
Si vous vous êtes déjà aventurés dans le massif du Fouta, alors forcément nous nous sommes déjà croisés.
"La belle N'Dama rousse ... elle marche à petits pas légers de ses jolis sabots fendus, avec la peau bien tirée sur ses pattes, qu'on dirait qu'elle porte des chaussettes. Comme la plupart de ses compagnes, elle aime se promener sur le bord du goudron, en divagation."
Je suis la reine des pistes et des routes. Et pour m'en déloger, il faut vraiment faire preuve de persuasion. D'ailleurs la plupart du temps, les véhicules m'évitent, me contournent plus que je ne me pousse...
Je ne suis certes pas une vache sacrée comme en Inde, mais je fais l'objet d'une certaine vénération dans cette région habitée en grande majorité par des éleveurs peuls.
"Nous les vaches du Fouta sommes l'objet d'un amour passionnel des Peuls..... Et c'est vrai que les Peuls nous considèrent vraiment comme des membres de leurs familles."
Nous faisons l'objet d'un élevage que certains qualifient de sentimental, parce que nos maîtres nous livrent rarement aux mains des bouchers.
Mais "nous ne sommes pas inutiles (comme certains peuvent le penser), loin de là, nous servons de dot à la famille qui donne sa fille en mariage, (....) et, encore aujourd'hui, nous aidons à augmenter la considération et le prestige de notre maître."
Alors c'est vrai nous ne sommes pas impressionnantes, car plutôt de petite taille, mais cela n'empêche en rien que nous prenions toute notre place dans la brousse.
D'ailleurs, "nous sommes l'âme du Fouta, la vraie. Et les Peuls le savent bien, eux qui jurent souvent "par le secret du beurre et du lait" "
Ils organisent même une fête pour nous chaque année : le Touppal !
"On prépare ce jour le mondè, qui est une pâte de terre glaise, avec de l'eau, du sel et des feuilles d'une liane gluante, le laaka, qui pousse au bord des rivières. On prend la racine (...). Elle protégera le bétail contre les parasites et d'autres maladies pendant l'année. On met le tout (...) dans un grand panier en liane. On récite dessus des versets du Coran et nous tous (...) venons manger cette préparation"
Allez à bientôt sur les chemins, pistes et routes du Fouta !
Peut-être qu'après cette lecture, vous me considérerez différemment à notre prochaine rencontre...
Et n'oubliez pas : sur les routes du Fouta, roulez doucement pour éviter une collision !
(Les parties de texte en gras sont des extraits tirés du roman de Nadine Bari "L'oeil du héron" aux éditions "Tabala". A lire pour mieux comprendre le pays au quotidien...)