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Enfants du Fouta (suite)

Publié le par foutadecouverte

Enfants, enfants, ... suite !

Nous sommes sur le chemin du retour, direction la route nationale où nous devons attraper un taxi pour rentrer sur Sébhory. La piste que nous empruntons est pour une fois en très bon état, bien meilleur d'ailleurs que la route goudronnée ! L'inconvénient c'est que nous marchons sous un soleil de plomb qui pèse sur chacun de nos pas ou plus exactement de "mes" pas. Dans ces conditions, la marche relève plus du chemin de croix que de la balade bucolique.

Chaque fois qu'un arbre suffisamment proche de la route étale un peu de son ombre vers nous, j'en profite pour m'y abriter.

Finalement nous traversons un village où nous repérons un arbre pour nous poser et nous rafraichir un peu.

A peine arrêté que des enfants apparaissent dans la concession en face de nous. Ils sont 7 ou 8 entre 3 et 10 ans peut-être. Deux jouent avec un bidon jaune attaché à une ficelle qu'ils tirent comme une petite voiture. Un autre se distrait avec une vieille boite de sardines, des cailloux et du sable. Les autres sont sur la terrasse de la maison, autour d'un des plus agés, qui écrit l'alphabet sur une ardoise. Je pense alors à mes enfants et à tous leurs jouets, qui ne les empêchent pas de s'ennuyer !!!!

Les enfants se rassemblent devant nous pour nous observer mi amusés, mi inquiets mais curieux. Diouma, qui m'accompagne engage le dialogue avec eux. Il comprend alors qu'ils sont seuls chez eux, les parents étant partis pour la journée. Mais bon comme me dit Diouma," c'est pas un problème car les voisins sont là. En cas de problème, ils interviendront. Bien souvent en plus ceux sont des parents". Et effectivement nous apercevons un peu plus loin une femme qui vaque à ses occupations. 

Deux des enfants nous apportent des oranges qu'ils ont cueillis non loin de là. Elles sont vraiment les bienvenues. Nous en "buvons" 4 ou 5 chacun avant d'en donner aux enfants. 

Finalement nous remettons nos sacs au dos avant de reprendre notre marche. Chacun des enfants veut me serrer la main. je me prête au jeu. Dyaramaa ! Oôoh !

 

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Enfants du Fouta Djalon

Publié le par foutadecouverte

Enfants du Fouta Djalon

Enfants, enfants, enfants !
A chaque arrivée dans un village, peu importe l'heure, les enfants sont bien souvent les premiers à venir au devant de vous. Parfois de loin, car ils n'osent pas toujours s'approcher quand ils voient un "porto". Mais ils sont toujours présents, s'amusant des peurs des uns, des témérités des autres, dans un mélange d'éclats de rire et de cris. Joyeux brouhaha !
Ce soir là dans notre campement de Maci, les enfants se sont joints aux adultes pour veiller autour du feu. Ici pas d'électricité, un feu de bois suffit à créer une ambiance pour une veillée sortant de l'ordinaire pour les enfants qui sont très heureux de pouvoir veiller un peu plus que d'habitude. Une petite se fait d'ailleurs remarquer du haut de ses 6 ans : sa grand-mère est venue la chercher pour aller dormir, mais elle fait tout pour rester un peu plus en faisant beaucoup rire ses ainés. Elle semble bien contente d'être là et de pouvoir faire tourner en bourrique sa grand-mère ! Cette dernière stoïque patiente un bon moment avant que la petite vaincue par la fatigue accepte de la suivre. Demain il faut aller à l'école !
Le lendemain, au petit matin, revoici nos enfants de la veille, en route pour l'école, dans leurs uniformes. Ils passent à côté de notre tente et nous saluent gaiement. Leur école n'est pas très loin sur la colline, à peine 15, 20 min à pied. Un bon entrainement pour le jour où ils devront aller au collège qui est beaucoup plus loin : plus d'une heure de marche !
A peine le temps de prendre notre petit déj', de faire disparaitre notre campement, les enfants sont de retour ! Et oui, un jour de plus sans école. Le maître ne s'est pas présenté, enfin c'est ce que disent les enfants. Pas moyen de vérifier rapidement !
Ordinaire de la vie en brousse !

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Nuit au village de Kollel

Publié le par foutadecouverte

Et là au beau milieu de la brousse, nous troquons notre petite "case pliante" pour une véritable case. Nous sommes dans le village de Kollel, quelques cases à 3 heures de marche de Sébhory.
Nous sommes accueillis par une famille du village où nous souhaitons passer la nuit. En toute simplicité, Madame nous donne les clés de son chez soi. Un peu gênés, nous prenons possession des lieux. Pour les non initiés (voir photos), c'est une case de femme, à l'ancienne, avec l'emplacement au centre pour le foyer et le "grenier" au dessus pour faire sécher et garder le maïs et autres denrées alimentaires. L'équipement intérieur est limité au strict nécessaire : deux lits (un double et un simple) avec matelas en paille, une table et pour le reste, des ustensiles de toutes sortes, des vêtements suspendus ou dans des valises. Pas de fioritures !
Nous passons la nuit la porte ouverte, seule ouverture vers l'extérieure pour avoir un peu d'air. Pas de moustiques ici. Par contre, au beau milieu de la nuit, un chat a décidé de nous faire une petite visite, peut-être à la poursuite d'une souris. Le réveil est un peu brutal mais l'animal fait rapidement demi tour et le sommeil reprend le dessus assez rapidement.
Une nouvelle nuit en brousse !

Nuit au village de KollelNuit au village de KollelNuit au village de Kollel

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Guinée : instantanés entre Mamou et Conakry !

Publié le par foutadecouverte

Quelques instantanés entre Mamou et Conakry :

- Sur la route à Mamou, nous sommes dépassés par un camion-benne comme il y en a beaucoup. Rien d'étonnant, ils sont très nombreux à convoyer des matériaux de construction ! Cependant, une fois passé devant nous, nous apercevons quelque chose d'inattendu qui bouge sur l'essieu arrière, sous la benne ! Ah mais bien sûr, c'est l'"apprenti", qui est agrippé entre les deux roues : un babouin attaché juste avec une corde et qui semble très tranquillement déguster des arachides !

- Plus loin sur la route, alors que nous sommes arrêtés pour boire un sachet d'eau de Coyah, nous voyons arrivé une voiture tout à fait banal : bien surchargée de passagers et de bagages ! Ce qui l'est moins, c'est ce qui est accroché sur le capot avant : un bon gros morceau de bidoche de boeuf, fraichement découpé. Enfin la viande semble un peu désséchée, mais comme nous avons vu une "boucherie" (petite case avec une peau séchant devant et un morceau de viande accrochée sur un piquet) dans le village au dessus nous supposons qu'elle en vient. En fait si la viande est là c'est qu'aucune autre place semble plus adaptée vu la chaleur, l'absence de glacière, le peu de place dans la voiture et la durée du trajet ! Mais bon, bien cuite, pas de problème !!!!

- A Conakry, je suis bloqué dans la circulation, comme souvent dans cette ville. Et je vois devant sur le bord de la route une chose un peu surprenante ! Deux jeunes hommes qui poussent des poussettes de bébé. Je me dis : "là y a un truc, déjà une poussette en Guinée c'est plutôt rare, mais en plus poussée par des hommes alors là "not possible" ! Quand nous redémarrons enfin, nous dépassons finalement ces deux piétons et enfin je comprends mieux : les deux poussettes ne sont pas occupées par des nourrissons, non. Elles servent à ces deux jeunes commerçants à transporter leur stock de cartes téléphoniques qu'ils vendent en déambulant dans le quartier.

- Nous nous enfonçons dans le quartier en empruntant une voie qui ressemble plus à une piste défoncée qu'à une route. Et là au détour d'un virage, nous sommes bloqués par un match de foot. Deux équipes s'affrontent sur un terrain improvisé qui occupe largement la voie de circulation. Deux minis buts limitent le terrain qui par ailleurs n'a pas de contours très définis. L'étonnant dans tout ça, ce n'est pas tellement le terrain en lui même mais bien plutôt les joueurs, ou plutôt les joueuses. Et oui nous venons d'interrompre un match de foot féminin ! et je dois dire que, symboliquement au moins, ça fait vraiment plaisir ! Mon beau frère appelle d'ailleurs leur capitaine pour lui remettre un don pour les encourager et les soutenir. BRAVO et vive le foot féminin, si "rafraîchissant" !!!

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Les "démourous" !

Publié le par foutadecouverte

Et là au beau milieu de la brousse, soudain quelques cris lointains assourdis par la végétation et le relief. Nous approchons et les échanges sont de plus en plus distincts. On devine des mouvements, et même une certaine agitation, derrière le fouillis des arbres et arbustes d'une forêt galerie, qui recouvre et longe le cours d'eau. Mais qui se cachent donc là ? Un coup d'oeil dans un arbre qui surgit du bas fond nous donne la réponse : un nid de chimpanzés fraîchement abandonné. Et oui nous avons à faire à un groupe de ces singes, qui ont très certainement compris que nous étions là car les bruits et les cris sont de plus en plus lointains. Pas bêtes ces animaux, non plutôt assez intelligents. Nous ne les verrons pas cette fois-ci. Du coup, nous nous sentons un peu bête !!

Les "démourous" !
Les "démourous" !

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La chute de Lahbi

Publié le par foutadecouverte

Et là au beau milieu de la brousse, enfin un bruit sourd mais doux à nos oreilles !
Nous marchons depuis plusieurs heures sous un soleil de plomb. Peu d'ombre sur la piste. La chaleur est d'autant plus intense quand nous traversons un "bowal". Peu ou pas de bruit, la brousse est très silencieuse au beau milieu de la journée, accablée par la chaleur supérieure à 35°. Seuls quelques vautours apparaissent de temps en temps dans le ciel !?!
Nous sommes parvenus au dessus d'une vallée qui s'étend quelques dizaines de mètres sous nos pieds.
Nous devinons sur notre gauche le haut d'une cascade, largement dissimulée par une végétation très dense, qui tranche avec la zone quelque peu ensoleillée que nous venons de traverser.
Reste à voir comment descendre pour atteindre la rivière ! Nous trouvons un petit sentier, très petit, qui semble pouvoir nous mener en bas. Mais bien vite nous découvrons que la végétation a repris ses droits et englouti le chemin. Heureusement équipé d'un .... sécateur nous nous ouvrons un passage et descendons quasiment en ligne droite vers la forêt galerie qui dissimule la cascade. Après une descente quasi verticale, nous nous retrouvons au bord de l'eau : enfin un peu de fraîcheur ! Pour continuer, nous devons traverser la rivière : l'eau est vraiment très fraîche.
Quelques mètres plus loin, ouahou !!! Nous sommes au pied de la chute qui dégringole sur une trentaine de mètres avec à son pied un bassin d'eau claire et une petite plage de galets. Tout autour de magnifiques arbres parfois agrippés à la falaise ! Juste récompense d'une journée de marche dans les profondeurs du Fouta Djalon !
( le mot poular du jour : BOWAL qui signifie ?)

La chute de LahbiLa chute de LahbiLa chute de Lahbi

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Camping en brousse

Publié le par foutadecouverte

Et là au beau milieu de la brousse, nous installons notre petite "case pliante" verte qui intrigue tant les enfants.
Un peu de paille pour le matelas, quelques bois morts pour le feu et quoi de plus ? Pas grand chose .... Juste la nature dans toute sa beauté, une voûte céleste aussi claire que l'eau qui courre à proximité, une veillée qui s'improvise avec les habitants du village voisin. Des moments simples et forts à la fois. Inoubliables !

Le mot poular du jour : yittè
La traduction de remughol : labourer

Camping en brousseCamping en brousse

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Chose étonnante au Fouta

Publié le par foutadecouverte

Jardin de Dounkimagna

Jardin de Dounkimagna

Les choses étonnantes au Fouta et plus largement en Guinée ne manquent pas, surtout pour le voyageur non initié. Mais ce que l'on devine sur cette photo fait partie des choses à la fois étonnantes du Fouta et bien connues du voyageur venu de l'hémisphère nord, en tout cas de pays tempérés. Ces plants, bien alignés, dans les règles de la culture, portent effectivement de petits fruits rouges qui se mangent au sucre, en confiture, en tarte, .... Et oui en plein coeur du Fouta, au milieu d'un bas fonds transformé en jardin maraîcher, entourées de carottes, petits pois et autres légumes : des fraises. Bien parfumées, bien sucrées.
Ah la fraise du Fouta ! A se taper le c.. par terre !

Le mot poular du jour : remughol.
Le mot d'hier : lounghol = odeur

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Floraison du Caféïer

Publié le par foutadecouverte

Floraison du Caféïer

Ce matin là, je me réveille comme d'habitude avec le jour. J'ouvre les volets de ma chambre, le soleil commence tout doucement à réchauffer l'atmosphère. La nuit au Fouta la température peut descendre à moins de 15° et "on a froid".
Mais ce jour, ce n'est pas ce qui retient mon attention. Non c'est plutôt un très fort parfum, inhabituel, qui envahit la pièce. Sur le moment je ne vois pas d'où provient cette odeur qui ressemble au parfum du jasmin. C'est en sortant de la chambre que je comprend : la maison est entourée de caféïers qui ce matin sont en fleurs. Etonnant et entêtant ! Comme le montre la photo, fleurs et fruits du caféïer cohabitent sur les mêmes branches. Les fleurs ne durent que quelques heures. Au soir, leur parfum s'est évaporé !

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Tourisme autrement au Fouta

Publié le par foutadecouverte

Pour info, j'ai reçu avant hier un mail de Anthony Lefévre m'informant  de la parution d'un article sur le tourisme autremement en Guinée et plus particulièrement au Fouta Djalon. Cet article est paru dans la revue Globe trotters, bimestriel édité par l'association ABM (http://www.abm.fr/)
Vous pouvez vous procurer cette revue dans tous les "bons" kiosques (c'est mieux) ou me demander l'article dont j'ai une copie (à mon adresse mail.).

A Safi, un des pionniers du tourisme de découverte au Fouta. Nous nous étions rencontrés plusieurs fois quand je vivais encore à Dalaba et sa disparition si précoce me touche vraiment. Longue vie à Fouta trekking dont il fut un des fondateurs. Safi on ne t'oubliera pas.

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