Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Articles avec #dalaba tag

Les Adensonii du Fouta Djalon

Publié le par fouta-decouverte

AMA au Fouta, l'abeille, c'est moi ! AMA comme Apis Mellifera Adensonii. 

Certains m'appellent l'abeille tueuse... Je me demande bien pourquoi ?

Ah c'est sûr faut pas venir nous chercher sur notre territoire, moi et mes soeurs, surtout si nos "greniers" à miel sont pleins.

Non mais quoi !? Vous feriez la même chose que nous si un voleur venait tenter de s'approprier votre garde-manger. Vous feriez tout pour l'en empêcher, ka ?

Donc, et bien, quand un ou plusieurs gros papillons blancs viennent voleter autour de nos ruches, accompagnés de leur panache de fumée, nous savons les recevoir !

Les Adensonii du Fouta Djalon
Les Adensonii du Fouta Djalon

Généralement nous les attaquons en vagues serrées avec mes copines guerrières. La moindre petite portion de peau tendre, le moindre petit interstice nous l'exploitons au mieux pour décourager les assaillants et leur montrer qu'on n'est pas du genre à se laisser faire. Malheureusement ils sont rarement découragés ces immenses lépidoptères un peu gauches ; quoique, ça arrive de temps en temps.

Les Adensonii du Fouta Djalon

Mais le combat reste très inégal et en fait d'être tueuses, nous sommes bien plutôt les victimes dans cette lutte pour notre survie.

Alors c'est sûr, elles ne meurent pas pour rien nos combattantes ; ce sont les héroïnes de notre ruche qui coûte que coûte défendent notre nectar, mais aussi notre reine.

Quelle tristesse quand même !

Autant de soeurs disparues qui ne pourront plus approvisionner la ruche, dont les besoins sont pourtant immenses pour alimenter la reine et les larves de nos futures ouvrières.

Les Adensonii du Fouta Djalon
Les Adensonii du Fouta Djalon

Quel dommage !

Car quand on nous laisse en paix, nous bossons dur nous les AMA, sans relâche, toute l'année ou presque, nous pollinisons. La nature foutanienne nous offre en permanence des fleurs à butiner, du nectar, du pollen à rapporter à la ruche. Alors nous nous arrêtons uniquement quand la pluie est trop forte ou le vent trop violent ; bon c'est vrai, parfois aussi quand le soleil darde trop vivement ses rayons en saison sèche. Mais sinon, nous "buzzons" tout au long de la journée, toute l'année.

Les Adensonii du Fouta Djalon
Les Adensonii du Fouta Djalon
Les Adensonii du Fouta Djalon

Et puis nous savons rester fidèle. Du moment que le logis est sain et sec, à l'ombre, pas trop exposé aux vents dominants et aux fortes pluies, nous nous installons dans la durée. Il peut même être difficile de nous déloger.

Les Adensonii du Fouta Djalon

Cependant il est vrai que par les temps qui courent, il est de plus en plus compliqué pour nous de trouver le lieu idéal pour construire nos rayons. 

Le déboisement, les feux de brousse, la sécheresse font que nous devons souvent nous déplacer pour trouver un espace et un environnement favorable à nos activités.

Nous sommes alors bien contentes de trouver de belles ruches pour nous accueillir, dans un environnement protégé où les fleurs sont en abondance.

Merci les "lépidoptères blancs" 😉 ! 

Voir les commentaires

Chutes et cascades du Fouta Djalon

Publié le par fouta-decouverte

Au Fouta Djalon, les cascades et les chutes font partie du paysage.

Certaines sont bien connues des visiteurs et font partie des grands classiques du Fouta (Kambadaga, Kinkon, Ditinn, ...) ; d'autres restent loin des circuits habituels et restent largement méconnues (Manasigui, Labhi, ...).

 

Je vous propose ci-après un petit florilège de quelques belles "pièces du château" d'eau de l'Afrique de l'Ouest (pour les situer vous pouvez consulter la carte en fin de post ou cliquer sur chaque photo).

Bonne découverte !

Chute de Manasigui (par Hilary Braseth) : pas encore localisée sur la carte...

 

Chute de Djourougui

 

Chute de Bomboli ou Bindi

 

Chute de Ditinn (par Jianglei Yuan)

 

Chute de Garaya

 

Chute de Donsowol (par Mélissa Razzini)

 

Chute de Kambadaga, la 3ème

 

Chute de Kambadaga (par Hilary Braseth)

 

Chute de Kinkon

 

Chute de Konkouré (par Alizée Point)

 

Chute de Labhi, la 2ème

 

Chute de Labhi, la 1ère

 

Chute de Gada Maci

 

Chute de Mittywol

 

Chute Mystère, à proximité de Mitty

 

Chute de la Salaa (par Maurice Ascani)

 

Chute de Dinkon (par Laurent Ollier)

 

Retrouver tous ces lieux sur la carte ci-après : 

Carte des sites naturels et autres de Guinée

 

Voir les commentaires

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.6)

Publié le par fouta-decouverte

Dans la série, ma viande est bien, bien fraîche, tellement fraîche....

 

Ce matin, c'est la grande agitation autour de l'enclos des N'Dama. Le véto, le boucher et ses acolytes se préparent activement avec l'aide des jeunes de la concession. Coupe-coupe, couteaux, billot de bois, balance, feuilles de bananier et sacs en plastiques, les inévitables, sont rassemblés pour l'opération qui s'organise.

Et puis la vache est amenée ; rapidement immobilisée, elle est égorgée dans le respect du rituel local !

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.6)Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.6)

Puis vidée et dépecée, l'opération de découpe peut alors commencer.

A grand coups de couteaux et de coupe-coupe, la viande, les os sont tranchés, hachés, découpés, ... En quelques minutes, la bête est en pièces détachées. 

Bon pour le rumsteak, le faux-filet, l'entrecôte, ... faudra repasser wink.

Ici, pas de place pour ce genre de détails. En même temps, la N'Dama n'est pas vraiment une race à viande.

Mais par contre côté fraîcheur, rien à redire.

"Elle est fraîche ma viande !"

"Ko kilos djelou faladhon ?"

Les clients, voisins et connaissances sont là.

1 kilo, 5 kilos, ... l'argent change de main, la viande aussi et bientôt il ne reste plus rien.

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.6)

Et pour ce qui est des abats, pas de problème : "Ko hombo falla koumbôlo ?"

De quoi préparer un met de choix, un bon bouillon, à base de tête, de pattes, de peau et de queue. 

Qui n'en veut ??? laugh

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.6)

Au final, reste vraiment pas grand chose ... Les cornes, le contenu de la panse et puis c'est tout frown.

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.6)

Ce soir, exceptionnellement, on mangera un plat avec de la viande ! Certes pas de steak saignant à attendre mais de la viande quand même ; bouillie et bien cuite, et c'est aussi plus prudent...wink

Bon appétit !

Infos collatérales :

- Au quotidien au Fouta, la consommation de viande est relativement rare, plutôt réservée aux jours exceptionnels (sacrifices notamment) et/ou jours de fêtes.

Et quand la viande est au menu alors les bons morceaux sont encore souvent réservés aux adultes. Les enfants doivent se contenter des abats et autres parties moins nobles : les intestins, le foie, le pie, les testicules, ... HHuuummm, j'adore !

 

- Le Fouta est une région d'élevage et pourtant la consommation de viande y reste limitée. Il faut dire que les éleveurs locaux ont un rapport particulier à leurs animaux et ne vendent qu'exceptionnellement leur bête au boucher. Quand à la manger...

Il est d'ailleurs assez fréquent que la viande proposée par les bouchers soit en fait celle de bêtes volées et ainsi rapidement "volatilisées" wink.

Tryptique infernal que celui des éleveurs / voleurs / bouchers dont les relations quelque peu conflictuelles alimentent très régulièrement les causeries locales.

 

- Si vous avez déjà voyagé un peu au Fouta et en Guinée plus généralement, alors certainement avez vous déjà aperçu des "bouchers" sur le bord des routes proposant leur viande, plus ou moins fraîche, aux voyageurs. L'occasion pour ces derniers de ramener quelques kilos de "bidoche" à la maison. La viande ainsi achetée est alors attachée sur le capot du véhicule, seul endroit qui permet de lui garder une relative fraîcheur. Très relative certes, mais ainsi voyage-t-elle mieux qu'enfermée dans le coffre ou dans l'habitacle où elle deviendrait vite immangeable. 

Voir les commentaires

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 5)

Publié le par fouta-decouverte

Dans la série, le plastique c'est catastrophique, anti-écologique, vraiment problématique...

Lors d'une balade sur le mont Sébhory, nous avons découvert ça :

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 5)

puis ça....

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 5)

De là, à en déduire que cette pauvre bête à cornes était morte d'avoir ingurgité trop de plastiques...

Evidemment rien ne le prouvait mais au moins pouvait-on se poser la question, non ??

Une chose quand même semblait certaine ; cet enchevêtrement de plastiques était dans son estomac au moment de son trépas... et à part quelques os, c'est tout ce qui restait de son passage sur terre sad.

En prenant ces photos, me sont alors revenues comme en écho (certes un peu lointain mais quand même) des images largement diffusées dans les médias, de cétacés échoués sur des plages et notamment celle-là : 

Une fausse baleine créée par Greenpeace pour alerter sur les dangers des déchets plastiques.

Une fausse baleine créée par Greenpeace pour alerter sur les dangers des déchets plastiques.

Alors c'est sûr ma photo est moins spectaculaire et je n'ai certes pas l'audience de Greenpeace (pas encore wink), mais il me semblait intéressant malgré tout de partager ces clichés pour pointer du doigt ce problème très largement répandu au Fouta, en Guinée, ... et qui pose de vraies questions.

Au Fouta plus particulièrement, terre d'élevage où les animaux vivent en liberté en brousse (ou tout au moins sont libérés chaque jour dans les villages), cette question de la pollution par les plastiques est d'autant plus grave qu'elle cause la mort de nombre de ces ruminants. 

Et malheureusement brûler régulièrement tous ces plastiques n'est qu'une solution très insatisfaisante et très, très provisoire, qui ne résout pas le problème... sans compter la pollution atmosphérique que cela engendre.

Alors que faire ? 

Peut-être comme 34 autres pays du continent : interdire les sachets plastiques en Guinée !

Ce serait un premier pas.

Mais sans solution de remplacement, sans alternative aux plastiques, est-ce vraiment envisageable ?

Voilà par exemple ce qu'en disait un Mauritanien relayant le sentiment de beaucoup de ses compatriotes : "Nous ne sommes pas complètement opposés à l’idée mais cela ne pourra pas fonctionner tant que le gouvernement n’aura pas mis en place une solution alternative. Comment on va faire pour transporter notre sucre, vendu au poids, sans sac plastique ?”

Ne rien faire, n'est pas non plus la solution....

 

Ci-après je vous propose quelques questions et liens pour alimenter votre réflexion. 

Infos collatérales : 

Faut-il interdire tous les sacs plastiques ? Seulement certains ?

Faut-il les faire payer pour faire baisser la demande ?

Quelle(s) solution(s) alternative(s) proposer ? Sacs en papier, sacs en tissus, en matière végétale, ... ?

Faut-il surtout renforcer les capacités de collecte et de recyclage ?

Sans doute faudrait-il pouvoir actionner plusieurs leviers en même temps. 

Extraits d'un article de "l'OBS" "Comment le Rwanda est devenu le premier pays d'Afrique à se débarrasser du plastique" :

"... . Pas de sachets plastiques non plus dans les magasins, ni sur les marchés. Dans les petites échoppes comme dans les centres commerciaux, on emporte ses achats dans des sacs en papier brun. Il y aura toujours une vendeuse de poches en toiles postée à proximité de n’importe quel point de vente. Résultat : des rues, des bords de route, des villages étonnamment propres, même quand ils ne sont pas goudronnées. "

 

Voir les commentaires

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.3)

Publié le par fouta-decouverte

Ce matin j'ai appris un nouveau mot de poular. Si, si c'est vrai et en moins de temps qu'il faut pour le dire. C'est dire !

Et celui là, je l'ai bien retenu même si j'ai encore du mal à le prononcer.

Oui je l'ai bien enregistré car je peux dorénavant l'associer à un moment un peu particulier, une expérience pas traumatisante mais presque...

Ce mot donc c'est : Mboddi !

En effet alors que je cherchais à regagner ma chambre après le petit déj, un cri me cloua sur place. Tokora Diouma venait de détecter un mouvement ondulatoire suspect à quelques centimètres de nous. Dans un angle du couloir de la maison, en fait juste à l'entrée de ma chambre, dissimulé derrière un balai posé au sol venait de se glisser ... un serpent.

A peine, avais-je réalisé la situation et le potentiel danger que déjà Tokora avait alerté toute la maisonnée et revenait de l'extérieure avec un bâton souple pour asséner un coup net et précis sur l'animal et le rendre par la même inoffensif.

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.3)Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.3)

Je dois bien avouer que personnellement, je compris ce qui s'était passé, une fois le reptile évacué de la maison et exposé au soleil. 

Quand à savoir si ce type de serpent est dangereux et bien, je n'en sais toujours rien.

Peut-être est-ce un couleuvre mais ???

Ce dont je suis sûr par contre, c'est que  maintenant je sais dire "serpent" en poular et ça se dit "mboddi" wink !

Infos collatérales

les reptiles sont parmi les animaux sauvages les mieux représentés au Fouta...

Vipère, Cobra, Mamba noir et vert, Python, Couleuvre et j'en passe...

Oui je sais ça peut faire peur ( petite précision quand même : j'ai vécu plusieurs années au Fouta et la seule fois où je me suis senti dans une situation inconfortable à cause d'un serpent, c'est aujourd'hui...)  mais  heureusement dans les villages "plusieurs systèmes d'alerte" existent.

L'un des plus efficaces est notamment l'alarme donnée par les oiseaux dès qu'ils détectent la présence d'un reptile. Ils ont alors une manière bien particulière de s'agiter dans les arbres alentours et de pousser de petits "cris" caractéristiques.

Il faut juste un peu d'expérience et d'attention pour percevoir à tous les coups ce signal d'alerte, et ainsi éviter une reptilienne rencontre smiley.

 

Voir les commentaires

"Des petites abeilles dans le Fouta Djalon"

Publié le par fouta-decouverte

Suite à sa visite à Sébhory fin 2019, voici l'article écrit par Angélique S, paru dans la revue  "le Citron". 

Un très grand merci à elle pour ce beau texte.

"Des petites abeilles dans le Fouta Djalon"
"Des petites abeilles dans le Fouta Djalon"
"Des petites abeilles dans le Fouta Djalon"
"Des petites abeilles dans le Fouta Djalon"

Si comme Angélique, vous voulez découvrir l'incroyable univers des Abeilles Adansonii du Fouta et plus largement le Fouta Djalon, n'hésitez pas à nous contacter.

foutadecouverte@yahoo.fr

Voir les commentaires

Petite excursion au coeur du Fouta Djalon

Publié le par fouta-decouverte

N'hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez découvrir la région.

Nous nous ferons un plaisir de vous guider sur les pistes et les routes du Fouta Djalon.

 

Mail : foutadecouverte@yahoo.fr

Téléphone Patrick M : +224 623 75 75 08 

Téléphone Diouma F : +224 666 11 62 41

Facebook/Messenger : Patrick Madelaine

 

Voir les commentaires

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 1)

Publié le par fouta-decouverte

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 1)
Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 1)Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 1)

Ce matin, 6h10 le jour se lève à peine et c'est l'agitation dans l'enclos des N'Dama.

Réveillé depuis 5h30 par le muezzin comme chaque matin, je suis au bord de l'enclos pour assister à une première pour cette année.

8 vaches ont eu des petits ces dernières semaines.

Et c'est l'heure de la traite. 


Les petits qui avaient été isolés pendant la nuit, pour les empêcher de boire tout le lait de leur mère, sont libérés un à un pour qu'ils tètent avant la traite. Mais juste un peu, histoire d'amorcer la "pompe à lait"...

Et là, c'est un peu "Ok corral" à la mode foutanienne. Les vaches ne sont pas très coopératives. Il faut dire qu'elles n'ont pas été traites depuis plusieurs mois et pour certaines, c'est même la première fois.

Aussi, les jeunes de la famille sont mis à contribution (un peu de sport avant le p'tit déj, ça ouvre l'appétit !) pour agripper à mains nues les plus récalcitrantes avant de pouvoir les immobiliser et de les entraver pour faciliter l'opération de traite. Un vrai "ballet bovin", qui manque un peu de coordination ; la faute sans doute à un certain manque de répétitions...

Pour la traite, une voisine a été appelée en renfort. 

Accroupie, une calebasse en équilibre entre les genoux, attraper le pis tout en essayant d'anticiper les coups de pattes et les écarts de ces dames ; l'opération demande expérience et dextérité. 

Première traite et premiers litres de lait... euh non en fait moins d'un litre pour les 4 ou 5 vaches finalement traites.

Et oui, la N'Dama n'a pas un gros rendement smiley.

Juste de quoi boire un café au lait.... frais ! et encore, pas pour tout le monde.

Bon moi j'y ai eu droit wink. Merci.

Pour le lait caillé, faudra attendre. 

Ce sera mieux demain, si Allahdiaby * !

Quand à l'idée de produire des briques de lait UHT pour arroser de lait de N'Dama le marché national, je crois qu'on va attendre une peu  laugh ...

(*si Dieu le veut)

 

Infos collatérales :

Au Fouta Djalon, la vache n'est certes pas sacrée mais elle est comme un membre de la famille. Elle peut même sembler parfois mieux traitée que les autres membres de la famille. 

 

Voir les commentaires

Séjour au Fouta par Marjorie L

Publié le par fouta-decouverte

 

Djarama !
—-
Le Fouta est probablement la région la plus jolie de la République de Guinée. 

J’ai eu l’opportunité d’avoir un logement au sein d’une maison de volontaires à Labé, « capitale » de la région du Fouta. L’ONG; qui les abrite, œuvre à la conservation des chimpanzés.  
Par ailleurs, la Guinée est dans un processus de préservation écologique dont l’objectif principal est d’augmenter les aires protégées, jusqu’à 25 % du territoire d’ici quelques années. C’est loin d’être une mince affaire. Du courage !

A Labé ou à proximité : 
- j’ai été voir les chutes de Saala. Magnifique. 
- J’ai été au musée du Fouta, qui est une source importante d’informations sur la culture Peul/Poular de la région 
- J’ai visité le jardin d’Alpha, un vieil horticulteur passionné qui, il y a plus de 27 ans, a changé un terrain occupé par une briqueterie en un véritable petit oasis. Avis aux stagiaires/ étudiants horticulteurs, il a souvent besoin d’aide pour entretenir  l’immense jardin/forêt. 

 

 

Davantage vers le Nord, j’ai été vers Touguet à Dara, dans le plus jolie petit village peul que j’ai jamais vu. Les Peuls sont un peuple fascinant. A l’origine, c’est un peuple d’éleveur, voyageur. Même si les traditions et coutumes ont changé et qu’ils se sont sédentarisés dans certaines régions du monde, notamment dans le Fouta ou au Mali, ils sont toujours aujourd’hui des éleveurs de bœufs et de moutons. Un point intéressant est qu’ils ne mangent pas leurs bêtes, sauf peut-être quelques fois par an (fêtes, cérémonies,...) et ne les vendent pas non plus. Ils les élèvent, les protègent (coûte que coûte) et boivent leur lait (jadis, leur aliment de base), sans trop les « fatiguer » (pas de commercialisation)

A Dara, ce petit village de brousse, j’ai fait une rando de 6 heures, sans même un arrêt de 5 minutes !! J’ai cru mourir d’épuisement. Mon guide, qui n’en était pas un, mais un éleveur peul, large et grand comme une armoire à glace et dont les seuls mots de français étaient : « on y va ! » « ça va? » « maison », m’a baladé dans des paysages saisissants tant leurs différences étaient grandes. Tantôt, une forêt primaire, tantôt un désert de bauxite ou encore une savane africaine. Ah, la brousse et ses secrets... 
L’objectif de la « balade » (qui ressemblait à un trail) était de rencontrer des chimpanzés mais il n'en fut rien. Par contre, après avoir souffert 6 heures, jusqu’à presque chialer (j’avoue haha), en reprenant la route en voiture, 15 minutes après, que vois-je ? Une famille de chimpanzés dans les arbres et au sol ! 
J’ai donc été récompensée, merci ! 🙂 

A quelques heures de Labé, vers le Nord, j’ai été à Mali (pas le pays, la ville), voir la Dame de Mali. Un rocher ayant la forme d’un profil de femme, que le soleil éclaire de son ascension tôt le matin. C’est une beauté naturelle de taille ! Elle est comme éternellement perdue dans la montagne, le regard perdu dans ses songes. 
Mon hôte m’a également fait visiter sa petite ville qui se trouve à 1300 m d’altitude. Mr Sadio tient une petite boutique/librairie dans laquelle les jeunes écoliers se bousculent pour venir acheter les cahiers de classe ou le tissu pour confectionner l’uniforme du collège en vigueur. Je suis restée là deux heures, improbables tant l’endroit était minuscule, mais les gens étaient gentils alors pourquoi ne pas zoner un peu ? 

Enfin, j’ai été à Dalaba, plus vers le sud de la région du Fouta. J’ai terminé mon séjour dans cette région par une randonnée charmante et sympathique. Beaucoup plus facile que la précédente, mais tout aussi jolie. On y rencontre de beaux jardins maraîchers, des points de vue et de petites chutes d’eau. 
En ville, j’ai visité un haut lieu historique : la case à Palabres.

Cette case a été témoin des discussions et décisions d’indépendance avec tous les chefs du pays et Sékou Touré. L’intérieure de la case en terre cuite est magnifique, c’est actuellement le plus bel édifice que j’ai pu voir en République de Guinée. 


J’ai passé deux nuits à Dalaba, pour finalement revenir chez mon frère à Conakry un week end avant de reprendre la route pour Freetown, Sierra Leone.

Et n'oubliez pas ; il est toujours temps de participer à notre cagnotte. 

"Des Abeilles et des Arbres au Fouta"

D'avance merci !

Voir les commentaires

Décembre au Fouta Djalon

Publié le par fouta-decouverte

Bientôt les congés de fin d'année, l'occasion rêvée de découvrir

le Fouta Djalon en famille, entre amis,...

pour bien refermer cette année 2019 et entrer dans 2020

plein des énergies positives de notre magnifique région.

Décembre au Fouta DjalonDécembre au Fouta DjalonDécembre au Fouta Djalon

Ici au Fouta, Décembre est la meilleure période pour ce qui est du climat (pas encore trop chaud et pluies terminées), de la nature en général (encore beaucoup de verdure), des rivières et cascades (niveau d'eau correct et baignades possibles).

Venir au Fouta en Décembre, c'est l'assurance de prendre un grand bol d'air pur, de découvrir de magnifiques endroits dans les meilleures conditions, de vivre au rythme de la nature et d'oublier vos soucis ,...

Vous ne savez pas où, quoi, comment, quand, .... ?

Nous sommes disponibles pour répondre à toutes vos questions, et si vous le souhaitez, nous organisons votre séjour sur place ou depuis Conakry (guide, repas, hébergement, transport, ...)

Pour nous contacter : foutadecouverte@yahoo.fr ou tél. 623 75 75 08 ou sur Facebook "Fouta Djalon Découvertes".

Aucune idée de programme ?

Ne vous inquiétez pas, on est là pour vous aider. Quelques suggestions :

  • Visite de Dalaba et de ses environs proches (Pont de Dieu, case des palabres, villa Myriam Makeba, jardin Chevalier, cordonniers, chute de Garaya...) = 1 journée
  • Excursion vers mont Maci (cascade Mittywol, rochers suspendus de Maci, carrières de sable, cascade,...) et chutes de Kambadaga = 1 journée 
  • Excursion ou randonnée à la chute de Ditinn (au choix accès à la chute par le haut au cours d'une rando ou accès par le bas en véhicule avec visite de Fougoumba) = 1 journée
Décembre au Fouta DjalonDécembre au Fouta DjalonDécembre au Fouta Djalon
  • Découverte de Doucki et de ses environs (rocher de la hyène, grand canyon, site "Indiana Jones", ...) = 2 jours ou plus
  • Aïnguel, son village, ses chutes et son pont naturel = 2 jours ou plus.
  • Et sur la route, découverte de Kindia et de ses environs = 1 jour ou plus.

Et pour l'hébergement me direz vous ?

Pas de problème à Dalaba, différentes possibilités avec différents niveaux de prestation :   Icône Guest House, Safitel, Hôtel du Fouta, Chez Koffi, Maison Notre Dame et à Sébhory maison de Nadine Bari.

Pour manger ?

Dalaba n'est certes pas Conakry, mais ici vous pourrez découvrir entre autre les plats traditionnels du Fouta. Les hébergements proposent pour la plupart de la restauration. A noter plus particulièrement l'Auberge chez Koffi pour de bons petits plats sur commande.

 

Alors vous venez quand ?

En tout cas, n'attendez pas trop pour vous annoncer ...

Décembre au Fouta Djalon

Voir les commentaires

1 2 > >>