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Articles avec #fouta djalon tag

WE au Fouta avec Aude P

Publié le par fouta-decouverte

Aude P travaille à Kindia pour une ONG agissant dans le secteur de la Santé. Elle tient un blog sur sa vie en Guinée. L'article ci-dessous est tiré de ce blog :

" Ainsi, pour un WE de 3 jours, j'ai pris la route du Fouta Djalon! Besoin d'air et besoin de revoir quelques paysages que j'avais déjà découvert il y a quasiment 1 an. Néanmoins, j'ai pu découvrir de nouveau lieu et, surtout, dormir dans la case de Nadine Bari.

Au programme, visite de Dalaba et de la petite maison artisanale où l'on vend le cuir. C'est toujours un peu cher au début mais il faut prendre le temps de négocier avec les artisans locaux.

Petite visite de l'hôtel Sib et de son merveilleux point de vue ;)

Baignades dans les chutes de Kambadaga. En amont de la cascade, on peut se baigner dans les petites piscines naturelles.

La chute, elle, est toujours impressionnante.

Néanmoins, j'aimerai vraiment voir cette dernière à la fin de la saison des pluies quand l'eau s'écoule sur toute la longueur de la chute (oui oui oui, pour preuve voici une photo, et je me promet que je vais y retourner en octobre pour voir ça de mes propres yeux) !!!

Découverte de la chute de Kinkon. Très belle aussi avec un très joli canyon. Néanmoins, le site est beaucoup moins agréable étant donné que cette chute se trouve tout près d'un barrage de même nom. Je ne m'y suis pas rendue (au barrage), mais même au niveau de la chute, il y a des infrastructures en béton qui ont été installé et qui "gâchent" un peu le coté sauvage de cette chute de Kinkon.

Le lundi de Pâques, j'ai flâné dans la case et surtout j'en ai profité pour discuter avec le gardien de la case et sa famille. J'ai pu faire une photo de l'âne de la maison qui permet à ces derniers de transporter les bidons d'eau qui sont puisé dans un point d'eau à 2km. J'en ai aussi profité, comme ils étaient très sympathique, pour faire une photo avec mon super appareil instantané (merci ma petite sœur pour le cadeau) et lui remettre cette dernière. Ils étaient super heureux.

De plus, je suis allée saluer mon cher Djouma (guide du Fouta basé à Sebory que j'ai connu il y a un an ) qui fabrique toujours son superbe miel local et qui, avec sa famille, vend des supers léfas !

Enfin, comment passer à Dalaba sans aller se "perdre" dans ses jardins potagers (poivrons, tomates, carottes, poireaux, pomme de terre, fenouil, ...) et déguster des succulentes fraises !!! "

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Suggestions pour un trek "Fouta"

Publié le par fouta-decouverte

La randonnée est la meilleure approche pour découvrir le Fouta : c'est une certitude (voir mes précédents posts)

Les possibilités sont à peu près aussi nombreuses que les sentiers et les pistes de la région, les combinaisons quasi illimitées !

Pour aider de futurs trekkeurs à construire leur parcours, voici quelques suggestions :

Au départ de Dalaba, la chute de Ditinn est de mon point de vue "le site" à découvrir. Elle peut être le point d'orgue de 2 premiers jours de rando.

Suggestions pour un trek "Fouta"

Une 1ère journée de marche permet d'atteindre le sommet de la chute, l'occasion de découvrir, chemin faisant, différents environnements : les carrières de sable de Dalaba, les villages et tapades traversés en chemin, le pont de pierre dit "Pont de Dieu" (pont naturel au coeur d'un écrin de verdure, apprécié des singes), la bambouseraie (plantation de bambous de Chine de 10 à 15 mètres de haut à l'environnement sonore si particulier), le lac de Dounkimagna (retenue d'eau artificielle très agréable pour une baignade), ....

L'arrivée au sommet de la chute est tout simplement à couper le souffle. La Ditinn s'élance à cet endroit dans le vide sur plus de 80 mètres ! Le panorama sur le village de Ditinn et toute la vallée environnante est magnifique.

Une 2ème journée permet de descendre au pied de la chute et de profiter de son environnement sauvage. Tout au long de la descente et autour du bassin au pied de la chute, faune et flore se disputent votre attention et votre émerveillement ... Les cimes des arbres sont bien souvent occupées par des singes. Quand à la falaise, elle abrite de nombreux rapaces.

Suggestions pour un trek "Fouta"

La fin de journée est l'occasion de traverser les villages situés à proximité de la chute, de découvrir (selon le jour) l'ambiance d'un marché de brousse, avant d'atteindre Ditinn pour un repos bien mérité.

A suivre .... pour quelques jours supplémentaires de randonnée.

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Aimé Victor, guide de trek au Fouta Djalon

Publié le par fouta-decouverte

" Aimé est un guide d'expérience qui a "appris" le Fouta au cours de plusieurs séjours de longue durée, qui connait chaque village, chaque tapade au coeur de ce massif montagneux. Il a su s'imprégner des coutumes peules et a découvert l'essentiel de la faune et de la flore locales. Il saura vous faire partager et découvrir les immenses richesses de cette magnifique région."

Tel aurait pu être le paragraphe de présentation d'un tour opérateur pour vanter les mérites de son guide spécialiste du Fouta.

"Aurait pu être " ... car Aimé Victor Olivier a certes bien existé, mais il n'était pas guide et il est décédé depuis un siècle ....

Et oui ! Aimé Victor Olivier comte de Sanderval était plus qu'un guide touristique. Il était ingénieur, explorateur/aventurier, quelque peu utopiste : il voulait devenir roi dans un royaume foutanien !

Il n'empêche, à lire ses récits d'exploration, à suivre son parcours à travers plaines et montagnes, on se prend à rêver de mettre nos pas dans les siens et de partir s'immerger en terre peule au coeur du Fouta Djalon.

Quelques extraits de ses écrits pour vous donner l'envie d'aller plus loin ....

" Ce sont les cases du chef, qui me reçoit .... De vrais palais de terre sèche et de bois dur, abrités sous leurs toitures de paille dorée. L'élégante courbure du toit de chaume est accentuée par de longs méridiens de roseaux, ....le vent ni la pluie ne l'entament "

Aimé Victor, guide de trek au Fouta Djalon

" Broual Tapais est au sommet d'une colline en forme de cône surmontée de magnifiques Benténiers (Fromagers), belle situation; une petite source, cause évidente de la formation de ce village entretient la vie sur ce site isolé au dessus de la plaine qu'il domine de tous les côtés. Belle vue sur les montagnes tourmentées, ..."

"Le plaisir de déjeuner dans la solitude .... Un fromage blanc mêlé de son petit lait, dans une fraîche calebasse blanche couverte de son léfa de paille tressée en élégants dessins, ... des bananes à point, d'un parfum capiteux, des oranges, un tas ....."

(extraits de "Kahel, carnet de voyage" par Olivier de Sanderval)

NB : ce carnet de voyage est disponible en lecture directe sur le site "Gallica".

Aimé Victor, guide de trek au Fouta Djalon

"Voici les chutes de Gongoré, les falaises de Doubbel, les forêts à singes de Poûkou ! Le vent était doux, le soleil gai. La brousse sentait fort le jasmin et le piment ... Il respirait mieux ... Encore une cascade, une lande, un vallon..."

(extrait de "Le roi de Kahel" de Tierno Monenembo)

NB : disponible en édition de poche "Points"

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Repas en rando au Fouta

Publié le par fouta-decouverte

Repas en rando au Fouta

Manquait une photo pour illustrer mon article "Manger en rando au Fouta".

Et bien c'est chose faite, grâce à Hilary B, qui m'a transmis ce cliché.

Tous les éléments d'un "bon" repas de rando sont sur la photo, mélange de produits locaux et d'articles importés, un des éléments étant le liant entre produit importé et local : la vache qui rit, les sardines, le miel, le pain et le fruit du moment !

Je vous laisse les retrouver sur cette photo.

Si j'osais, je dirai que, non seulement vous avez là les ingrédients d'un "bon" repas, mais également ceux d'une rando réussie : les randonneurs "importés", les populations "locales" et le guide, qui fait le lien, dans un environnement naturellement beau ....

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"INDIGO" du Fouta : kö hondhoun ni ?

Publié le par fouta-decouverte

Détail d'un lépi du Fouta (Labé)

Détail d'un lépi du Fouta (Labé)

Si on m'avait demandé avant mon séjour au Fouta, ce qu'évoquait pour moi l'Indigo, j'aurais eu bien du mal à dire quoi que ce soit.

Aujourd'hui, l'Indigo agit sur moi comme un révélateur, il fait apparaître de multiples images, teintées d'une nuance infinie de bleu ...

"INDIGO" du Fouta : kö hondhoun ni ?

Avant tout INDIGO fait apparaître des boubous en cotonnade portés par des femmes, des hommes, brodés ou non, dans des scènes de la vie courante comme lors de fêtes : magnifique !

INDIGO c'est également des scènes de marché où les femmes, bien souvent vêtues de pagnes au bleu profond, vendent les "N'gara", petites boules d'indigo prêtes pour la teinture.

INDIGO c'est encore les tisserands rencontrés de-ci -de-là dans des espaces dégagés où ils déploient leurs métiers à tisser, sur lesquels ils fabriquent les fameuses bandes en cotonnade, base du vrai lépi traditionnel.

INDIGO c'est surtout un bleu profond, parfois désigné comme la 7ème couleur de l'arc en ciel, obtenu grâce à une plante assez peu spectaculaire : l'indigotier.

"INDIGO" du Fouta : kö hondhoun ni ?"INDIGO" du Fouta : kö hondhoun ni ?"INDIGO" du Fouta : kö hondhoun ni ?

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Le Fouta vu par un professionnel de la photo

Publié le par fouta-decouverte

              La Dame de Mali

La Dame de Mali

Pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus de la beauté du Fouta Djalon, je vous propose quelques cartes postales réalisées à partir de photos de Mr Maurice Ascani, photogaphe de l'Afrique.

Quoi de mieux que l'oeil d'un professionnel pour nous faire ouvrir grand les nôtres (d'yeux) !

Alors bien sûr, rien ne peut remplacer le fait d'être sur place pour sentir, ressentir et partager la découverte de tous ces endroits.

Mais en attendant, ....

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Flashbacks sur le Fouta ...

Publié le par fouta-decouverte

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Fouta Djalon : Dalaba et ses environs

Publié le par fouta-decouverte

Et voici la version sonorisée, plus agréable à visionner !

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Dalaba, coeur du Fouta Djalon

Publié le par fouta-decouverte

fAprès quelques années enfouies au fin fond d'un placard sur une vieille bande VHS, les images du Fouta tel que je les ai filmées entre 1994 et 1999, ont ressurgi.

Certes les images ne sont pas très bonnes et ça manque un peu de son (bientôt une version avec bande sonore), mais finalement, pour ce que j'en ai revu sur place depuis ou vu au travers des blogs et autres vidéos de voyageurs, elles reflètent encore bien la beauté, la diversité, la réalité du Fouta d'aujourd'hui.

Je vous les soumet en lien ci-après.

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Bivouac en brousse

Publié le par fouta-decouverte

Bivouac en brousse

Après une bonne journée de marche, nous approchons enfin des chutes de Kambadaga.

Le site est toujours aussi magnifique depuis le belvédère

Nous descendons jusqu'à la rivière par une piste très récemment refaite par des Chinois, paraît-il. Un projet de barrage expliquerait ces soudains travaux .... ?!?

Nous décidons d'installer notre bivouac au bord de l'eau, sur les rochers qui forment le lit de la rivière en saison des pluies. En pleine saison sèche, les plateformes émergées sont idéales pour installer une tente. Quelques brassées de paille sèche prélevées sur la rive, plus 4 ou 5 gros cailloux font l'affaire pour notre "igloo" du jour.

La nuit commence déjà à tomber. Le feu s'allume presque tout seul : tout est très sec autour de nous. Mais aucun risque, nous sommes à bonne distance de la berge.

Bivouac en brousse

La tente en place, le feu illuminant notre bivouac, Diouma décide de se lancer dans une pêche improvisée : une pêche aux crabes !

Il s'équipe d'une lampe de poche frontale improvisée : un bandeau et une lampe torche classique font bien l'affaire.

A l'aide de cet équipement et d'un baton, il scrute chaque trou d'eau au milieu des rochers. Pas évident, la chasse aux crabes !

Pour ce qui me concerne, malgré ma lampe frontale "Décath", je ne trouve rien.

Et oui, l'instinct du chasseur, on l'a ou pas.

Dans le même temps, Diouma trouve 3 bêtes à pinces. Pas de quoi faire un festin, mais ils passent quand même à la broche, histoire de leur montrer qui est le prédateur dans l'histoire.

La dégustation n'est pas très évidente, mais nous avons quand même le goût du crabe au fond du gosier.

Pour le reste nous espérons toujours le plat de riz commandé plus tôt par Diouma au village, situé à environ 30 min. à pied.

L'espoir ne nourrissant pas son homme, nous improvisons un encas spécial rando : pain + vache qui rit + sardines. Huummmm !

Il fait maintenant nuit noire et le plat de riz ressemble fort à un espoir déçu.

Mais peu importe, nous sommes allongés sur la paille, bercés par le clapotis de la rivère, alors que nous divaguons sur la voie lactée. Magique !

Soudain la magie est interrompue ! Et oui, notre cuisinière et son frère surgissent de la nuit avec une gamelle pleine de riz blanc, aussi blanc que les étoiles mais en moins céleste.

Il est plus de 22h00 et nous nous sentons obligés d'honorer ce plat, même si, il est vrai, l'appétit n'y est plus vraiment.

Nous mangeons donc quelques cuillerées, histoire de nous caler définitivement, avant d'aller rejoindre les bras de Morphée en rêvant de crabes aux pinces géantes ....

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