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Articles avec #c'est l'afrique ! tag

Chutes et cascades du Fouta Djalon

Publié le par fouta-decouverte

Au Fouta Djalon, les cascades et les chutes font partie du paysage.

Certaines sont bien connues des visiteurs et font partie des grands classiques du Fouta (Kambadaga, Kinkon, Ditinn, ...) ; d'autres restent loin des circuits habituels et restent largement méconnues (Manasigui, Labhi, ...).

 

Je vous propose ci-après un petit florilège de quelques belles "pièces du château" d'eau de l'Afrique de l'Ouest (pour les situer vous pouvez consulter la carte en fin de post ou cliquer sur chaque photo).

Bonne découverte !

Chute de Manasigui (par Hilary Braseth) : pas encore localisée sur la carte...

 

Chute de Djourougui

 

Chute de Bomboli ou Bindi

 

Chute de Ditinn (par Jianglei Yuan)

 

Chute de Garaya

 

Chute de Donsowol (par Mélissa Razzini)

 

Chute de Kambadaga, la 3ème

 

Chute de Kambadaga (par Hilary Braseth)

 

Chute de Kinkon

 

Chute de Konkouré (par Alizée Point)

 

Chute de Labhi, la 2ème

 

Chute de Labhi, la 1ère

 

Chute de Gada Maci

 

Chute de Mittywol

 

Chute Mystère, à proximité de Mitty

 

Chute de la Salaa (par Maurice Ascani)

 

Chute de Dinkon (par Laurent Ollier)

 

Retrouver tous ces lieux sur la carte ci-après : 

Carte des sites naturels et autres de Guinée

 

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Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.6)

Publié le par fouta-decouverte

Dans la série, ma viande est bien, bien fraîche, tellement fraîche....

 

Ce matin, c'est la grande agitation autour de l'enclos des N'Dama. Le véto, le boucher et ses acolytes se préparent activement avec l'aide des jeunes de la concession. Coupe-coupe, couteaux, billot de bois, balance, feuilles de bananier et sacs en plastiques, les inévitables, sont rassemblés pour l'opération qui s'organise.

Et puis la vache est amenée ; rapidement immobilisée, elle est égorgée dans le respect du rituel local !

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.6)Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.6)

Puis vidée et dépecée, l'opération de découpe peut alors commencer.

A grand coups de couteaux et de coupe-coupe, la viande, les os sont tranchés, hachés, découpés, ... En quelques minutes, la bête est en pièces détachées. 

Bon pour le rumsteak, le faux-filet, l'entrecôte, ... faudra repasser wink.

Ici, pas de place pour ce genre de détails. En même temps, la N'Dama n'est pas vraiment une race à viande.

Mais par contre côté fraîcheur, rien à redire.

"Elle est fraîche ma viande !"

"Ko kilos djelou faladhon ?"

Les clients, voisins et connaissances sont là.

1 kilo, 5 kilos, ... l'argent change de main, la viande aussi et bientôt il ne reste plus rien.

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.6)

Et pour ce qui est des abats, pas de problème : "Ko hombo falla koumbôlo ?"

De quoi préparer un met de choix, un bon bouillon, à base de tête, de pattes, de peau et de queue. 

Qui n'en veut ??? laugh

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.6)

Au final, reste vraiment pas grand chose ... Les cornes, le contenu de la panse et puis c'est tout frown.

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép.6)

Ce soir, exceptionnellement, on mangera un plat avec de la viande ! Certes pas de steak saignant à attendre mais de la viande quand même ; bouillie et bien cuite, et c'est aussi plus prudent...wink

Bon appétit !

Infos collatérales :

- Au quotidien au Fouta, la consommation de viande est relativement rare, plutôt réservée aux jours exceptionnels (sacrifices notamment) et/ou jours de fêtes.

Et quand la viande est au menu alors les bons morceaux sont encore souvent réservés aux adultes. Les enfants doivent se contenter des abats et autres parties moins nobles : les intestins, le foie, le pie, les testicules, ... HHuuummm, j'adore !

 

- Le Fouta est une région d'élevage et pourtant la consommation de viande y reste limitée. Il faut dire que les éleveurs locaux ont un rapport particulier à leurs animaux et ne vendent qu'exceptionnellement leur bête au boucher. Quand à la manger...

Il est d'ailleurs assez fréquent que la viande proposée par les bouchers soit en fait celle de bêtes volées et ainsi rapidement "volatilisées" wink.

Tryptique infernal que celui des éleveurs / voleurs / bouchers dont les relations quelque peu conflictuelles alimentent très régulièrement les causeries locales.

 

- Si vous avez déjà voyagé un peu au Fouta et en Guinée plus généralement, alors certainement avez vous déjà aperçu des "bouchers" sur le bord des routes proposant leur viande, plus ou moins fraîche, aux voyageurs. L'occasion pour ces derniers de ramener quelques kilos de "bidoche" à la maison. La viande ainsi achetée est alors attachée sur le capot du véhicule, seul endroit qui permet de lui garder une relative fraîcheur. Très relative certes, mais ainsi voyage-t-elle mieux qu'enfermée dans le coffre ou dans l'habitacle où elle deviendrait vite immangeable. 

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Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 4)

Publié le par fouta-decouverte

Dans la série, certaines plantes sont formidables....

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 4)

Le Jatropha, vous connaissez ? Au moins de nom, peut-être ?

Personnellement, je connaissais la plante car elle est encore assez présente au Fouta (quoique de moins en moins), où elle est notamment utilisée dans les haies vives autour des concessions. Je savais aussi qu'elle avait de multiples vertus mais sans plus.

Alors quoi de mieux pour connaître et comprendre les vertus et/ou les dangers d'une plante que de les tester et si possible sur soi-même ?

Bon à vrai dire je n'ai pas fait le test sur moi-même. J'aime bien faire de nouvelles expériences mais bon....

Cependant, j'ai pu constater les effets indéniables et assez spectaculaires du latex de la plante sur une petite coupure à la main.

Je ne vous cache pas qu'il paraît que c'est assez douloureux dans un premier temps. Douloureux mais efficace !

En quelques jours, la plaie traitée au latex était proprement refermée et oubliée. 

Effets antiseptique et cicatrisant confirmés donc !

Prochaine étape : essayer sur moi quand le besoin s'en fera sentir... sad wink

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 4)

Infos collatérales

En fait, le Jatropha est une plante quasi miraculeuse tellement elle a de vertus.

Son latex, en plus de son effet cicatrisant, peut être utilisé pour soulager les piqûres d'abeilles.

Une décoction de ses feuilles a des effets positifs contre la malaria mais aussi sur l'hypertension.

Les tiges crues servent de bâtonnets à mâcher pour renforcer les gencives, pour traiter les saignements...

Son tourteau peut être utilisé en engrais.

Son huile est purgative. Elle est aussi utilisée pour fabriquer du savon.

Mais surtout elle peut remplacer avantageusement le gasoil. Et même si son exploitation à grande échelle et de manière intensive semble compliqué et peu rentable à ce jour, à un niveau local cette huile peut déjà être une solution écologique alternative pour faire tourner un groupe, un moulin ou autre.

Incroyable me direz-vous ? Et bien en fait pas tant que cela car il existe de nombreuses autres plantes notamment au Fouta dont les vertus reconnues sont multiples.

J'y reviendrai.

Pour ce qui concerne le Jatropha, attention quand même, certaines parties de la plante (les graines, l'écorce) sont toxiques aussi bien pour les animaux que pour les hommes frown

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 4)

Dommage qu'au Fouta, le Jatropha disparaisse progressivement des haies vives, remplacé par des grillages. Car, même en nombre limité, avoir des plants de Jatropha chez soi, c'est un peu comme avoir une pharmacie (même si incomplète) à disposition. 

A bon entendeur, salut !

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Excursion visuelle en Guinée

Publié le par fouta-decouverte

Avec cette vidéo, je vous embarque dans un road trip trans-guinéen en 3 minutes chrono ; l'occasion de découvrir dans toute sa diversité, ce pays que j'ai eu la chance de sillonner ces dernières années. 

Alors bon voyage visuel !

Et encore merci à toutes les personnes qui ont bien voulu partager avec moi leurs images.

 

 

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Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 2)

Publié le par fouta-decouverte

Dans la série ma Nevada a un âge respectable, est formidable et surtout increvable...

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 2)

Depuis quelques semaines déjà, ma chère Nevada montrait des signes de faiblesse "cardiaque", entendez son moteur commençait à avoir des râtés, tout en faisant un bruit comment dire ?? ... oui un bruit de casserole : bling, blang, glong etc 

Malgré de multiples "transfusions huileuses", rien n'y faisait.

Après 2 ou 3 jours de mieux, les bruits suspects reprenaient de plus belle. Et surtout la perte de puissance était de plus en plus significative.

Finalement malgré les risques inhérents à une opération à "moteur ouvert", je prenais date avec un mécano spécialisé pour ce genre d'opération.

Mon choix s'étant porté sur un maître mécanicien de Conakry, chaudement recommandé par l'ancien propriétaire de la voiture, il fallait juste attendre qu'un apprenti de ce dernier soit dispo pour venir nous porter secours ou tout au moins pour venir au chevet de notre increvable Renault.

Après 3 jours d'attente, il était là. Arrivé dans un taxi Nevada, bien sûr, avec une simple caisse à outils et son bleu de travail, il se mit aussitôt au travail, après avoir rapidement écouté le coeur battant ou plutôt cognant de la bête. 

Et là je dois dire que je fus impressionné et bluffé par l'efficacité de notre docteur es-Nevada. En quelques heures, avec quelques clés et outils basiques, sans palan, sans pont élévateur (mais faut-il le préciser ?) et surtout avec beaucoup d'huile de coude, le moteur était démonté, désossé, en pièces détachées, façon puzzle. L'opération de diagnostic commencée moteur tournant, pouvait alors se poursuivre accompagnée d'un nettoyage en bonne et due forme. Pistons, bielles, soupapes, arbre à cames,... tout y passa à l'aide d'une simple brosse à dents, de lessive OMO, de Gasoil et de 2 vieux bidons de 20 l découpés pour laisser "décanter". Si, si c'est vrai, j'vous assure.

 

Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 2)Chronique d'un Porto Foulawa au Fouta (ép. 2)

Comme je m'en doutais vu les bruits perçus ces dernières semaines, plusieurs pièces étaient à remplacer.

Pas de problème ! Un p'tit coup de téléphone au chef à Conakry, un Orange Money dans la foulée et le tour était joué.

Pas aussi bien qu'"Oscaro.com"* mais presque ! En tout cas, moins de 48h plus tard un taxi déposait à la maison les pièces neuves précédemment commandées.

L'opération remontage pouvait commencer. Il fallut juste redonner un petit coup de main pour remettre le moteur en place. Et enfin quelques boulons, courroies et autres silentblocs plus tard, ma Nevada avait retrouvé une nouvelle jeunesse, prête pour de nouvelles aventures foutaniennes.

Restait juste à savoir si le moteur restauré était de nouveau prêt à battre...

Les premiers essais réalisés en fin de journée n'étant pas très concluants, l'opération était reportée au lendemain. Moi quelque peu inquiet mais notre mécano très confiant dans son savoir-faire et dans notre increvable mécanique.

Le lendemain comme prévu, après 2 ou 3 réglages, une charge de batterie et de gros nuages de fumée noire, enfin le doux bruit du moteur se faisait de nouveau entendre. 

Après 2 journées supplémentaires à tourner au ralenti dans la cour, 40 litres de GO engloutis et de nouveaux petits ajustements pour retrouver le rythme normal, ma Nevada était déclarée apte à reprendre la route. 

Ma Nevada est formidable et reste increvable !

(* site de livraison de pièces détachées de voiture)

Infos collatérales :

La Nevada, en fait la version break de la R21, vit le jour en 1987. Elle s'imposa rapidement comme le véhicule de la famille française avec sa version 7 places grâce à ses strapontins installés dans le coffre. Produite à 412.000 exemplaires, les derniers exemplaires sortent des chaînes de production Renault fin 1995. Commence alors une extraordinaire carrière sur le marché de l'occasion qui se prolonge aujourd'hui sur les marchés ouest-africains. Les raisons de son succès : un véhicule robuste avec une mécanique qui "tient la route", capable d'embarquer plus de 10 passagers dans son habitacle, hors bagages.

Reste que la Nevada "Occasion Bruxelles" comme on dit par ici se fait rare de nos jours. Et les cours montent ; certains véhicules sont proposés à plus de 2.000 euros alors que les plus jeunes ont un âge comme qui dirait canonique : minimum 25 ans ! 

Pas étonnant dans un contexte où sa remplaçante ne semble pas facile à trouver.

D'ailleurs à votre avis, qui pour remplacer la Nevada ???

 

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Voyage au Fouta Djalon, en toute simplicité...

Publié le par fouta-decouverte

Un séjour au Fouta Djalon est fait de moments de vie partagés en toute simplicité.

Quand les petites choses du quotidien "reprennent" de la valeur, quand les choses simples ne le sont pas tant que ça, quand on se sent loin et proche à la fois, ...

Quand vous découvrez ou redécouvrez que la préparation d'un repas au quotidien est certes simple mais peut présenter certaines complications et occuper une bonne partie de la journée :

  1. le bois pour le feu peut nécessiter de faire quelques kilomètres de marche pour le ramasser,
  2. l'eau pour cuire le riz peut demander de se rendre jusqu'au puits pour pomper l'eau à la force des bras,
  3. le riz produit localement peut également demander à être "nettoyé" longuement avant de le faire cuire, 
  4. la cuisson au feu de bois peut demander un temps certain,
  5. et en plus si vous voulez du pain alors,.... Souvent d'ailleurs, on n'en trouve que les jours de marché...
Voyage au Fouta Djalon, en toute simplicité...Voyage au Fouta Djalon, en toute simplicité...
Voyage au Fouta Djalon, en toute simplicité...Voyage au Fouta Djalon, en toute simplicité...Voyage au Fouta Djalon, en toute simplicité...

Quand vous découvrez ou redécouvrez que des jeux ou des jouets faits de 3 fois rien apportent aux enfants joie et partage, en toute simplicité.

Voyage au Fouta Djalon, en toute simplicité...Voyage au Fouta Djalon, en toute simplicité...
Voyage au Fouta Djalon, en toute simplicité...Voyage au Fouta Djalon, en toute simplicité...Voyage au Fouta Djalon, en toute simplicité...

Alors vous vous dites que oui, la simplicité a de la valeur, et vous ne vivez pas vos journées de la même manière.

C'est aussi cela un voyage au Fouta, loin de ses habitudes et de ses certitudes...

 

Merci à Mélissa R pour ses photos du quotidien et à Josephescu pour la photo de voiture.

Voyage au Fouta Djalon, en toute simplicité...

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Pluie tropicale suite

Publié le par fouta-decouverte

La cavalcade de perles d'eau dont les sabots claquent sur le sol langoureux, résonne comme le tic-tac d'une horloge tropicale, rythmant un temps qui semble s'accélérer et pourtant se fige.

 

Oui enfin bon il flotte un bon coup et quand ça s'arrête tout est mouillé !!

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Renouveau

Publié le par fouta-decouverte

Après la pluie, le beau temps !

Après une averse tropicale comme il peut en tomber parfois sous ces lattitudes, quand le soleil fait sa réapparition et darde à nouveau ses rayons, alors s'ouvre un moment très particulier !

La sensation est magnifique, particulièrement en pleine brousse : l'eau s'évapore en nuages improbables, la pluie reprend le chemin du ciel, semble s'échapper des toits de paille et des terres gorgées, et l'odeur de terre humide, qui se réchauffe alors d'un seul coup, est tout simplement incroyable.

La pluie arrête le temps, brouille tous les sens et semble effacer l'instant d'avant. La sensation de renouveau, de renaissance est alors tout simplement magique !

 

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Vie au Fouta : la jeune fille et l'eau

Publié le par fouta-decouverte

Au loin, sur la piste, une silhouette longiligne qui semble immobile et pourtant, qui avance dans notre direction.

Mais avance-t-elle vraiment ?

Si,si, la silhouette se précise.

Peu à peu, au rythme de nos pas et des siens, apparait une jeune fille, qui semble d'ailleurs très jeune, à peine sortie de l'enfance.

 

Sa silhouette nous apparait maintenant dans tous ses détails. Une svelte jeune demoiselle peule, vétue d'un ensemble bleu indigo.

Tout son corps semble tendu et figé, seuls ses pieds, dissimulés par son pagne, sont en mouvement

 

Cette apparente immobilité s'explique en fait par la charge qu'elle porte sur la tête. 

 

Juché au sommet de son crâne, un seau rempli d'eau semble maintenu par des bras invisibles. Aucune goutte d'eau ne s'en échappe et pourtant par transparence grâce au soleil, nous constatons que le seau est au deux tiers plein.

Incroyable !

Nous la croisons et la saluons. Elle nous répond timidement tout en continuant son chemin qui la ménera sans doute à une tapade voisine, là où l'attend certainement sa mère.

 

 

 

Pour ceux et celles qui n'ont jamais essayé le port du seau sur la tête, je vous conseille de faire l'expèrience.

Remplissez un seau de 15 litres ne serait-ce qu'à moitié, avec de l'eau de préférence.

Faites un "escargot" avec un tissu genre écharpe que vous placez sur votre tête. Puis placez le seau sur votre tête ! Attention, cette étape est déjà pas très évidente.

Si vous parvenez à stabiliser le seau sur votre crâne, tentez alors de vous mettre en mouvement.

Attention à la douche !

Si vous n'êtes pas encore assez mouillé, adopté un rythme de marche normal .... 

 

Le mot poular du jour : n'dian

La traduction de "nyaametee" : nourriture

 

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