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L'artisanat foutanien

Publié le par fouta-decouverte

En cette période de foire artisanale à Labé, capitale du Fouta, je profite de l'occasion pour vous présenter un rapide aperçu de l'artisanat local foutanien.

Il est principalement basé sur des productions utilitaires, consommées par les populations locales. Tisserands, cordonniers, forgerons, bijoutiers, ... fabriquent des articles de la vie courante : pagnes, chaussures et sacs, léfas, jarres en terre cuite, ...

Un challenge pour ces artisans (tout au moins les plus créatifs ! ) pourrait être, avec le développement du tourisme, de créer de nouveaux produits à partir de leurs savoir-faire.

Les activités les plus développées dans la région sont :

• la vannerie : ce sont les femmes, souvent organisées en groupement comme à Sébhory et à Dalaba, qui fabriquent paniers, sous-verres et autres sets de table. Ces produits sont réalisés à base de fibres naturelles récoltées dans la brousse. De même, les teintures (noire et orange) sont naturelles, la couleur orange étant par exemple extraite du fruit du rocouyer. Les formes, tailles et décorations de ces objets sont très variées. Il existe deux qualités de vannerie correspondant à deux techniques de fabrication. A Labé, la vannerie s'est développée sous une forme différente avec des objets plus grands (paniers à linge, corbeilles à pain et autres grands paniers).

L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien

• le travail du cuir : c'est une autre spécialité de la région, liée à l'importance de l'élevage. Les cordonniers réalisent une grande diversité d'objets qui vont de la paire de babouches, aux sacs à main en passant par les sous-verre et autres bouteilles décorées. Ces objets associent le plus souvent du cuir teinté dans différentes couleurs (rouge, jaune, bleu, vert, ...) et des fibres végétales.

L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien

• le tissage : les tisserands réalisent sur de petits métiers des bandes de tissu en coton de 20-25 cm de large et de longueur variable (à la demande). Le plus couramment ces bandes sont réalisées en bleu et blanc, mais il est possible de faire des commandes spéciales associant d'autres couleurs. A partir de quatre bandes de tissu cousues ensemble, les tisserands réalisent des pagnes vendus tels quels ou teintés en bleu indigo (voir article "INDIGO" du Fouta).

L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien

• La bijouterie : les bijoutiers travaillent principalement l'argent, mais aussi l'or et le cuivre sur commande. Ils réalisent bagues, bracelets, chaînes, boucle d'oreilles et autres pendentifs à la demande.

L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien

Depuis fin 2015, un centre artisanal a été construit à l'entrée du quartier du Chargeur. Pas encore inauguré, gageons qu'il sera dans le futur un lieu de développement et de mise ne valeur des productions locales ....

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Bienvenue en Guinée

Publié le par fouta-decouverte

Travail du cuir à Dalaba

Avec la fin de l'épidémie d'Ebola, de nouveau la Guinée est "fréquentable".

Les activités touristiques reprennent tout doucement, après 2 années très compliquées.

Les acteurs locaux sont d'ores et déjà prêts à vous accueillir. Vous pouvez prendre contact directement avec eux pour organiser votre séjour.

Quelques adresses de sites pour préparer votre voyage :

http://www.foutatrekking.org/

http://www.voyage-guinee.com/l-association/

http://www.le-voyage-autrement.com/destinations/guinee/agences_locales/indigo.php

http://www.voyage-guinee.fr/

http://www.villaelijahguineeconakry.com/

Le voile de la mariée à Kindia

Par ailleurs, les tours opérateurs, qui proposaient la destination Guinée avant l'épidémie, ouvrent de nouveau (petit à petit ...), les réservations.

Ci-dessous un petit compte rendu de ma visite sur les différents sites déjà identifiés :

- OverlandingWestAfrica : tour opérateur anglais, déjà sur les pistes et routes de Guinée, et d'Afrique de l'Ouest plus globalement, depuis fin 2015. Les premiers à revenir en Guinée ! http://www.overlandingwestafrica.com/

- La Balaguère : pour le moment, pas de voyage envisagé. En tout cas, aucune résa ouverte à ce jour. http://www.labalaguere.com/

- Zig-zag randonnées : propose 2 séjours de 10 et 14 jours avec randonnée au coeur du Fouta. http://www.zigzag-randonnees.com/453/guinee.html

- Allibert Trekking : prochain départ envisagé en Avril 2016, si les réservations sont au rendez-vous. http://www.allibert-trekking.com/showcom/1/guinee-trek-guinee.htm

- Nomade Aventure : des départs confirmés dès fin Février 2016. Plusieurs voyages proposés. http://www.nomade-aventure.com/pays/voyage/guinee

- Comptoir des voyages : la Guinée n'est pas encore de retour dans leur catalogue. http://www.comptoir.fr/voyage/itinerant-autotour/

- Terdav : 1 voyage proposé avec prochain départ en Novembre 2016. http://www.terdav.com/ps-guinee-conakry

- Sudexpé : prochain raid 4x4 envisagé pour début 2017 : raid Masabi. http://www.sudexpe.com/

- Imagine : raid 4x4 en cours de planification pour Janvier 2017 : raid Fouta Djalon. http://imagine4x4.dallas.pymac.fr/?page_id=554

La case des palabres de Dalaba

Et si vous avez encore des questions, surtout n'hésitez pas à me les poser (voir "contact" en haut de cette page).

Je me ferai un devoir d'y répondre aussi précisément que possible !

A très bientôt !

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"Traversée de la Guinée" par Lise et Frédéric

Publié le par fouta-decouverte

Pendant que certains aiment à se prélasser sur les plages de la côte ouest africaine en sirotant quelques cocktails, d'autres préfèrent s'aventurer au fin fond de la brousse et affronter les pistes et routes de l'intérieur. Allez comprendre. A chacun son tourisme ....

Lise et Frédéric sont plutôt du genre "aventure au fin fond de la brousse" pour découvrir, rencontrer, partager le quotidien des habitants.

Je vous livre ici quelques extraits du récit de leur traversée de la Guinée, qu'ils ont bien voulu partager avec moi :

" Nous quittons Tambacounda au Sénégal, direction la Guinée par la route de Koundara (la route Kédougou - Mali-ville en Guinée étant fortement déconseillée... on comprendra par la suite pourquoi) ".

Et effectivement cette piste est à déconseiller même aux plus aguerris. Les quelques rares personnes qui sont passées par cette "piste" ont vraiment galéré.

Pour vous situer, voici un lien vers une carte de Guinée

" A l'arrivée à la frontière, aucun souci, ni du côté sénégalais, ni du côté guinéen ".

Comme quoi avec tous les papiers en règle, aussi bien pour le véhicule ( le Carnet de Passage en Douanes) que pour les passagers, et bien la traversée des frontières peut presque être une partie de plaisir ......

"Arrivés à Koundara sans encombre, nous décidons de partir en direction de Youkoukoun en espérant aller à Labé par Mali (Guinée). Mais très vite, nous comprenons combien les pistes ne sont pas du genre que nous connaissons (et pourtant on en connaît !).

Nous atteignons difficilement le village de Termécé, où il nous apparait évident que ça ne passera pas pour Mali-ville. La piste est monstrueuse. De plus, les villageois nous disent qu'il y a eu un éboulement plus loin et que nous risquons de casser notre voiture.

Nous décidons donc un repli stratégique sur Koundara : marche-arrière toute ! "

D'autres voyageurs se sont également "cassés les dents" sur cette piste quelques années plus tôt.Voir le blog les pistanous en escale en Guinee.

" En chemin nous projetons des films dans un village de brousse, où les gens sont super accueillants !

Nous repassons donc par Koundara pour finalement prendre la route goudronnée, qui doit nous permettre de rejoindre Labé. Cette route est bonne pendant environ 50kms puis de nouveau c'est une piste, qui est en travaux depuis plusieurs années (chantier mené par des Chinois).

Et puis ... ben la cata, pour passer la montagne vers Labé.

Après un passage de rivière sur un bac en triste état, la piste est terrible. Plus de chinois !

Epuisés, nous nous arrêtons à Dala où nous passons deux jours avec les villageois, surtout de jeunes talibés."

Voir la vidéo sur cette rencontre hors du temps

"Nous comprenons que les gens sont vraiment très gentils dans ce pays mais l'ambiance n'est pas du tout la même qu'au Mali ou au Faso.

Nous poursuivons notre route vers Labé.

Arrivés à proximité de Labé, nous découvrons que la station Total de Tambacounda nous a vendu de la mauvaise essence (si-si !) et du coup notre groupe électrogène est "gâté".

Heureusement nous avons les coordonnées de Cellou de l'association Foutatrekking (FTA : foutatrekking.org). Nous le contactons. Mais comme il est en voyage, il nous envoie son collègue Saliou, qui nous récupère de bon matin à Labé. Il nous aide à trouver un mécano pour réparer notre groupe.

Après avoir résolu notre problème de groupe, nous passons à l'hôtel Tata pour nous poser quelques heures et ranger la voiture. Puis nous reprenons la route vers le Sud "

A suivre.....

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Histoire du "Chargeur" à Dalaba

Publié le par fouta-decouverte

L'origine de l'appellation "Quartier du Chargeur" couramment utilisée aujourd'hui est liée à la présence de la société des Chargeurs Réunis (société commerciale maritime française) dans ce quartier à partir du milieu des années 30. C'est en effet dans cette période que ladite société a pris en charge la gestion de l'unique hôtel construit en 1936 par l'Administration coloniale : l'hôtel dit des Chargeurs. Constitué au départ d'un seul bâtiment entouré de cases, il a par la suite évolué avec la construction d'un deuxième bâtiment et même d'une piscine "naturelle".

      Hôtel des Chargeurs
Hôtel des Chargeurs

A sa création, cet hôtel accueillait notamment les marins de la société des Chargeurs mais aussi d'autres européens présents en Afrique de l'Ouest, qui trouvaient à Dalaba un climat et un cadre idéal pour le repos.

Après une vingtaine d'année de gestion plus ou moins chaotique notamment pendant la 2ème guerre mondiale, l'hôtel des Chargeurs, renommé hôtel du Fouta Djalon, est nationalisé par l'Etat guinéen à l'indépendance. Il devient l'hôtel national de Dalaba. Il finira par faire faillite dans les années 80 après quelques années compliquées.

Après plusieurs tentatives de reprises par des opérateurs privés, l'année 1995 voit enfin un entrepreneur guinéen, Mr Bah, reprendre l’hôtel, qui devient SIB hôtel. Les 2 bâtiments principaux font alors l'objet d’une rénovation totale. L'hôtel est actuellement toujours géré par les héritiers de Mr Bah.

Avant de s’appeler le “Chargeur”, ce quartier était dénommé “Etaconval”, condensé d’ETAblissement des CONVALescents. En effet ce quartier fut pendant plusieurs années (à partir des années 40) un lieu réservé d'une part à l’accueil des malades et des convalescents venant de Conakry, et d'autres pays limitrophes et d'autre part aux militaires. Ce fut principalement le cas vers la fin de la deuxième guerre mondiale.

Le Fouta, et plus particulièrement Dalaba, fut choisi du fait de son climat et de sa géographie pour créer ce centre d’accueil pour les convalescents des colonies. Il sera opérationnel, au moins partiellement, au début des années 40. Son activité se poursuivra durant l'après-guerre. De nombreux bâtiments furent donc construits dans l'urgence vers les années 1942-1944, puis rénovés ou remplacés à la fin des années 40.

       Ancienne villa de l'Etaconval
Ancienne villa de l'Etaconval

Chacune des maisons construites à cette époque avait semble-t-il un nom (Plein-Midi, Sisal, Bougainvillier, ...) et pouvait être occupée soit par un couple avec ou sans enfants, soit par des célibataires (d'où des plans d'aménagement différents). Toutes avaient une cheminée, disposaient de l'eau courante (grâce à une adduction d'eau qui existait alors) et de l'électricité (grâce à un groupe). Un gardien était affecté à chaque logement et un personnel nombreux était chargé de l'entretien quotidien de toutes les habitations de l'Etaconval.

       Vue aérienne de l'Etaconval
Vue aérienne de l'Etaconval

D'autres bâtiments existaient un peu partout dans le quartier et particulièrement à l'emplacement actuel de la maison de Myriam Makeba et du terrain de sport. Ils étaient réservés aux militaires. Ces logements construits en briques non cuites et en paille n'ont pas résisté au temps. Il n'en reste pratiquement aucune trace sauf quelques fondations retrouvées à l'occasion de travaux.

A cette époque, les entrées dans le quartier étaient semble-t-il strictement contrôlées et toute personne devait se présenter à la case des entrées située à côté de l’actuelle mosquée du quartier.

L'ex Hôtel-Restaurant de l'Etoile était le mess des officiers. Il servait aussi de cantine pour les convalescents.

Ancien mess des officiers
Ancien mess des officiers

Aujourd'hui, "Le Chargeur" est devenu le quartier des cadres de l'administration; beaucoup y sont logés dans les maisons appartenant à l'Etat dont une partie sont les anciennes maisons des convalescents. Elles sont cependant de moins en moins nombreuses notamment du fait de leur ancienneté et de l'absence de rénovations.

C'est aussi un quartier de Dalaba où de nombreux cadres et/ou commerçants souhaitent et construisent des résidences principales et surtout secondaires. Si bien que le quartier s'étend rapidement vers le pied du Mont Tangama ainsi que vers le sud, en direction de la villa Sili. Un peu dans tous les sens à vrai dire ....

Depuis 2006, l'Institut Supérieur des Sciences et Médecine Vétérinaire s'est également implanté dans le quartier autour de ce qui fut le mess des officiers (voir ci dessus).

Le quartier regroupe par ailleurs, l'essentiel des structures touristiques locales : l'hôtel SIB, l'hôtel Tangama, l'auberge Seydi II, mais également le bureau de tourisme "ALDET" ainsi que le centre artisanal (construit mais pas encore inauguré).

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Guinée, l'après Ebola "c'est maintenant" !

Publié le par fouta-decouverte

La Guinée ce n'est pas, ce n'est plus Ebola !

Non, la Guinée c'est bel et bien de magnifiques paysages, des populations accueillantes, une nature généreuse. Merci de partager le lien vers ce magnifique album photos réalisé par Hélène et Renaud Devouge, anciens résidents en Guinée.

Voir également la vidéo de Chris Decette.


Les médias, je pense, ne parleront jamais autant de la Guinée qu'au moment de l'épidémie, alors le soutien et/ou la contribution de chacun sont les bienvenus !

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Cartes du Fouta Djalon

Publié le par fouta-decouverte

Retrouvez avec cette carte mise à jour une suggestion d'itinéraire de trek au coeur du Fouta Djalon.

Lieu de Départ Dalaba - Arrivée Aïnguel. Ce parcours peut se faire en 5 ou 6 jours de marche.

Vous trouverez également les principaux sites répertoriés dans la région, mais aussi en Guinée avec des photos.

Alors bonne "randonnée virtuelle"  et bonne découverte de la Guinée !

Carte Fouta Djalon et plus

Avec la carte suivante, retrouvez des infos sur les pistes et routes en Guinée ainsi que sur les postes-frontières. Infos mises à jour en Août 2016.

Si vous avez des infos complémentaires, n'hésitez pas à m'en faire part en m'envoyant un message grâce au lien "contact".

A très vite.

Carte des pistes et des routes

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Au coeur du Fouta Djalon, Doucki et ses environs

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Indigo

Publié le par foutadecouverte

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Fougoum

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